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35 bougies pour provvdi industrie

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35 bougies pour provvdi industrie
L'entreprise de Saint-Nizier-d'Azergues est la plus importante de la filière en Beaujolais

Il y a 35 ans, à l’âge de 21 ans, François Provvedi, Lyonnais de naissance, décide de créer son entreprise.

Le bois, il connaît. Avec une famille en partie originaire du Beaujolais vert, il a passé de nombreux étés à faire les 400 coups dans les douglas. « J’étais un vrai trappeur », lâche-t-il, laissant esquisser un sourire sous ses imposantes moustaches.
Encore étudiant à l’école du bois, il va donc créer Provvedi Industrie, à Saint-Nizier-d’Azergues : une scierie-charpenterie, aujourd’hui devenue la plus importante du Beaujolais. Une réussite liée à l’audace du personnage. « A mon âge, personne ne voulait me vendre du bois ! J’y suis tout de même parvenu en proposant des contrats écrits aux propriétaires avec lesquels je m’engageais », se souvient-il.
Mais surtout, François Provvedi comprend qu’il faut payer vite, alors que les concurrents en place prennent leur temps. Les méthodes du petit nouveau plaisent et il engrange les contrats, ce qui lui permet de rembourser ses frais et payer d’emblée les cinq salariés qui l’aident à faire tourner la boutique.
Petit à petit, l’entreprise grandit et maîtrise bientôt toute la chaîne. Une filiale emploie des bûcherons, des débardeurs, des grumiers ; une autre propose des services d’entretien de forêt, de replantage ou des conseils en gestion sylvicole. Et surtout une troisième se spécialise dans la deuxième transformation, activité qui génère 60 à 70 % du chiffre d’affaire.
Tandis que la première activité de sciage s’adresse à des négociants, des industriels en France et à l’étranger, il s’agit ici d’entrer en contact avec les clients finaux. Vente de charpentes, appentis, vérandas, maisons bois… l’activité est celle d’un charpentier industriel. Aujourd’hui, le groupe emploie 70 personnes. Le bois est issu du Beaujolais et d’un territoire de 150 km de rayon. 80 % des arbres reçus sont des douglas et les déchets de bois sont par ailleurs vendus à des sociétés fabriquant panneaux de particules, cartons, litières ou bois énergie.
Mais depuis 2009 le contexte économique ralentit les projets en cours et pèse lourd sur le moral du chef d’entreprise. « Nous avons nous-mêmes un projet de granulation, reporté pour cause de crise », soupire-t-il, assis à son bureau, épié par quelques maîtres du jazz qu’il a lui-même peints. Pour se vider la tête, il multiplie les hobbies : aïkido, hélicoptère… mais se demande toujours quel est l’avenir de son entreprise.

A.R.


Bois mort ?

Le contexte est à la crise et François Provvedi craint pour l’avenir de son entreprise. 2009 avait été une année catastrophe avec 20 à 25 % d’activité en moins. Et si 2011 avait redonné le sourire à la profession, depuis mi-2012 le chiffre d’affaire est passé de 12 à 10 M€. Difficultés pour vendre, absence de marge de manœuvre, disparition des scieurs et des charpentiers et limites de l’export plombent cette entreprise pourtant en plein essor.




MatOz
Journaliste

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