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Aménagement - Lyon-Turin : un levier pour l’économie

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Aménagement - Lyon-Turin : un levier pour l’économie
Ce projet représente un investissement de 8,2 MdEUR, uniquement pour le tunnel de base

En décembre, Lyon sera le théâtre d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement français et italien.

Le Comité pour la Transalpine (association de lobbying constituée de collectivités et d’acteurs économiques), présidé par Franck Riboud (P-DG de Danone), souhaite profiter de cette rencontre pour interpeller les dirigeants des deux pays et les inciter à avancer sur le dossier de la liaison ferroviaire Lyon-Turin qui patine et dont certains craignent qu’il soit à nouveau reporté pour cause de rigueur budgétaire.
Le Comité a donc réuni dernièrement, dans les locaux du conseil régional, un conseil d’administration « extraordinaire », avec pour invité Bruno Rambaudi, vice-président du Comitato Transpadana, l’organisme équivalent italien. Un conseil qui avait été bien préparé puisqu’il avait été précédé d’une rencontre avec le ministre délégué chargé des Transports, Frédéric Cuvillier, et d’échanges avec le représentant de la Commission européenne en charge du Lyon-Turin et des présidents de délégation de la Commission intergouvernementale du Lyon-Turin (Louis Besson et Mario Virano).
Les participants ont affirmé que la liaison Lyon-Turin s’inscrit parfaitement dans la logique du Pacte pour la croissance et l’emploi adopté en juin au conseil européen. Ils ont noté qu’avec les financements européens proposés à partir de 2014, le tunnel de base sous le Mont Cenis offre, parmi les chantiers d’infrastructures de transport, le meilleur effet de levier de la contribution publique nationale.
En conséquence, le Comité a décidé d’inviter les chefs d’Etat et de gouvernement à s’engager pour la réalisation définitive de ce tunnel de base sous le Mont Cenis dès que le budget européen consacré aux infrastructures sera approuvé, mi-2013.

10 ans de chantier, 6 000 personnes mobilisées

Le Comité souhaite, qu’à l’occasion du sommet de Lyon, les chefs d’Etat et de gouvernement s’engagent en faveur de la proposition « Connecting Europe » de la Commission européenne qui vise à orienter clairement le prochain budget européen (2014-2020) vers les infrastructures, au service de la croissance et de l’emploi. Il attend que les deux Etats confirment la poursuite des chantiers de reconnaissance en France et en Italie ; et qu’ils chargent leurs ministres compétents de préparer l’accord final sur la réalisation de la partie commune du Lyon-Turin, en vue d’une signature mi-2013.
D’ici-là, il appelle les deux Etats à mettre en œuvre sans délai l’accord signé à Rome le 30 janvier qui visait à constituer une société chargée des futurs travaux. Pour cela, il s’agirait de désigner rapidement son président et son directeur général.
Les enjeux de cette liaison sont aussi grands que son coût. Il s’agirait de transférer 700 000 poids lourds de la route au rail et de transporter 5 millions de voyageurs à grande vitesse. Ce projet représente un investissement de 8,2 Md€, uniquement pour le tunnel de base (sans les travaux nécessaires de part et d’autre). Le coût serait partagé entre la France, l’Italie et l’Union européenne. Le chantier durerait 10 ans et mobiliserait 6 000 personnes. A ce jour, 800 M€ ont déjà été investis dans les chantiers préparatoires en Maurienne (Savoie) et Val de Suse (Piémont).




MatOz
Journaliste

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