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Assemblée générale - Experts de justice et neurosciences

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Assemblée générale - Experts de justice et neurosciences
(© M.G.)

Président de la Compagnie lyonnaise, Jacques Loeb a invité le médecin psychiatre Serge Stoléru, pour aborder un sujet délicat, mais hélas d’actualité, relatif aux infractions sexuelles sur enfants.

Sur le fond, le but étant de savoir si l’apport des neurosciences est pertinent en matière de justice pénale. Lyonnais d’origine, le docteur Stoléru est également chercheur à l’Inserm (U669-Paris). Sa pierre dans l’édifice du débat judiciaire est donc plus que pertinente, quand bien même sa compréhension par des non initiés est délicate, au même titre, du reste, que son analyse philosophique.
En d’autres termes et pour planter le débat, que penser d’un agresseur sexuel d’enfant chez qui l’on découvrirait une maladie, voire une tumeur « abîmant » une localisation précise sur le cerveau, générant de tels troubles comportementaux ? Quid, donc, de ces pathologies neurologiques, au moment où les progrès considérables des neurosciences permettent d’avancer en matière d’analyse et de diagnostic.
Si avant-hier, les arracheurs de dents utilisaient des tenailles en place publique, aujourd’hui, les progrès scientifiques, pour ne parler que des scanners basés sur l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle ((IRMF), autorisent une compréhension beaucoup plus précise du fonctionnement cérébral humain, celui qui sous-tend les motivations de l’être humain, les prises de décision, voire même les conceptions morales.
Ainsi, la justice sait pouvoir faire appel maintenant à ces neurosciences pour décrypter le comportement, par exemple, de psychopathes, d’auteurs d’infraction ou encore de pédophiles. Mais le docteur Stoléru de se demander s’il faut s’inquiéter de cette évolution ou si elle peut apporter un progrès fondamental sur le plan éthique et sur celui de la justice.
Si la science sait dire qu’une tumeur cérébrale sur le lobe frontal ou temporal  peut entraîner des penchants pédophiles chez un adulte sans problèmes de ce type auparavant et que l’ablation de cette tumeur peut faire disparaître ces penchants, comment la justice doit-t-elle réagir ? Certes en tenir compte avec des expertises, pour comprendre le cheminement du « criminel ». Mais faut-il en tenir compte pour apprécier le degré de responsabilisé de tels individus et de les juger en conséquence et donc à minima ?
Pour Serge Stoléru, malgré les dérives toujours possibles, les avancées des neurosciences recèlent un potentiel certain en matière de progrès de justice et d’éthique. Quoi qu’il en soit, ces nouvelles techniques peuvent être employées dans le cadre d’expertises judiciaires sur ces problèmes sociétaux d’une acuité prégnante. « Il est donc désormais possible et plausible que défense comme accusation chercheront à tirer argument des résultats des avancées des neurosciences et de la neuro-imagerie.»

M.G.




MatOz
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