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Avocats - Thomas Bulinge, futur ténor du barreau ?

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Avocats - Thomas Bulinge, futur ténor du barreau ?
Vainqueur de la 20e édition du concours de plaidoiries de l'Adely, Thomas Bullinge pourrait bien être un futur ténor du barreau de Lyon.

Ténor du barreau.

Le vocable n’est pas trop fort puisque Thomas Bulinge vient de remporter la 20e édition du concours de plaidoiries de l’Adely qui s’est déroulée le 28 mars dans les locaux de l’université Jean-Moulin Lyon 3. Comment devient-on plaideur et surtout vainqueur d’une compétition d’éloquence lorsque l’on est en première année de droit à 20 ans ?
L’histoire de Thomas Bulinge est déjà ponctuée d’un parcours aussi atypique qu’enrichissant et surtout prometteur d’un bel avenir professionnel. Les hasards paternels (ingénieur chimiste et informatique) et professionnels  permettront à sa famille de séjourner quelques temps à Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), là où Thomas naît en 1992. Il est l’aîné d’une fratrie de trois (une sœur et un frère).
C’est cependant à Givors qu’il réussira son baccalauréat scientifique, avant de poursuivre une « prépa » littéraire de trois années au lycée Edouard-Herriot à Lyon. Voulant devenir officier, il passe et réussit le concours d’entrée à Saint-Cyr, mais un écueil contrecarre ses plans. Il se replie alors vers son second souhait : devenir avocat.
La faculté de droit de Lyon 3 lui ouvre ses portes de la première année au cours de laquelle il se fait donc remarquer avec cette victoire. Néanmoins, c’est à un double cursus droit-philosophie que Thomas est inscrit, lui qui avait aussi passé une licence en histoire à Lyon 3 en parallèle à sa « prépa » philo.
Réflexion et facilité d’expression sont des atouts pour un avocat et c’est avec modestie qu’il pense à Me Vergès qui a suivi un cursus similaire et qui semble être loin de le regretter. Tout cela le pousse vers le droit pénal et même le civil. Aujourd’hui, son souhait est de terminer ses études de droit et d’intégrer l’école d’avocat afin de pouvoir porter, avec fierté, la robe.
Quant au concours de plaidoiries, il en avait entendu parler : « J’ai trouvé que c’était une bonne idée pour moi qui veut devenir avocat,  d’essayer directement ». Après un 32e de finale et six plaidoiries préparatoires, il se retrouve rapidement en phase finale.
Trois semaines de préparation, pour ne pas dire d’abnégation, le changeront et le feront sortir de sa coquille, aidé en cela par sa fiancée Mélanie, étudiante en médecine, pour les relectures et le prononcé des textes. D’autres amis l’aident à trouver idées et arguments pour les plaidoiries, et à prendre du recul sur les corps des textes qu’il rédigeait seul.
Le travail, l’aisance sur scène, une rhétorique bien construite, une diction claire mais aussi et surtout le fond feront le reste et lui permettront de terminer à la première place.
Ses souvenirs : la crainte de mélanger les deux plaidoiries finales préparées en 72 heures, le « dopage » d’une prestation devant 1 500 personnes et la chance de s’exprimer  devant un jury de haut vol, à l’occasion de sujets de qualité inégale. « Le cheval, c’est génial » : avec un sujet idiot, il faut trouver du fond et de l’humour. Après, avec des sujets profonds, il faut en faire quelque chose de plus léger.
Discret, Thomas Bulinge se définit comme peu travailleur, sachant s’amuser quand l’occasion se présente. Pour l’heure, il lui faut rattraper ses trois semaines de préparation et retrouver une douceur de vivre !

M.G.




MatOz
Journaliste

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