Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhônes

Ciné-critique (Minuit à Paris de Woody Allen) : La nostalgie est toujours ce qu’elle était

le - - Culture et loisirs

Bon ! A première vue on se dit que Woody Allen rend à Paris ce qu’il lui doit, et aligne les images d’Epinal des « Twenties », de Fitzgerald à Picasso en passant par Emingway, Bunel,Dali, Cocteau, Gerstrud Stein...

Pour lui la nostalgie de l’âge d’or des arts et de la culture n’est pas un refus/refuge face à un présent dur à avaler mais une façon de gifler notre époque (et surtout ses compatriotes américains) ! Minuit à Paris, c’est un peu son Manhattan à Paris mais en moins bien. Il étire trop longuement le procédé, mais comme il est un réalisateur magique, tout passe comme une lettre à la poste, et bien grognon celui qui boudera son plaisir ! Woody Allen a failli venir vivre à Paris dans sa jeunesse et il dit même que s’il ne l’a pas fait : « C’est parce que tous ses docteurs habitaient New York ». Il aime tellement Paris et il a tellement de révérence pour cette ville qu’il dit aussi que « rater sa carrière d’artiste à Paris c’est plus brillant que de la réussir ailleurs ! » Que dire d’autres sur Midnight in Paris : que Carla Bruni y a 1mn 45 environ de présence à l’écran, que Paris y est filmé dans les 3 premières minutes comme un mauvais spot de l’office de tourisme des années 70, que les Tea party en prennent pour leur grade, que les universitaires cuistres et pédants en prennent aussi pour leur grade et que c’est toujours aussi drôle chez Woody Allen ; enfin que même si c’est pas le meilleur Woody Allen, on va le voir parce que c’est Woody Allen, et que, comme chez Woody Allen, en sortant de la salle, si l’on est accompagné, on en parle et on se dispute parque l’on sera pas d’accord ; et encore que Owen Wilson imite tellement Woody qu’il en est à prendre ses intonations, ses phrasés, son presque bégaiement ; dire aussi que Woody Allen a fait un film dans le film que l’on se plairait à voir développé jusqu’au bout de la vie artistique à Paris dans les années 20, des rapports de Picasso aux femmes (très drôle) du rôle central et maternant de Gertrud Stein (géniale Cathy Bates dans le film) dans l’accouchement artistique des grands qui fréquentèrent son appartement… Plus gravement et tout aussi légèrement, Woddy Allen inscrit son œuvre dans leur sillage, en toute humilité.

Eric Séveyrat




















MatOz
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

L'Essor Rhône Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhônes

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide