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Cinéma - Dark Shadows, de Tim Burton, avec Johnny Depp... Les visiteurs du sang

le - - Culture et loisirs

Cinéma - Dark Shadows, de Tim Burton, avec Johnny Depp... Les visiteurs du sang
Qui aime bien châtie bien alors on va châtier Tim Burton (Edward aux mains d'argent, Charlie et la chocolaterie...) qui n'a pas réussi son meilleur opus avec Dark Shadows.

Burton s’attaque au film de genre, le film de vampires.

Mais hélas, il est souvent plus proche des Visiteurs (Jean-Marie Poiré) que du Bal des vampires (Polanski), et ce malgré ses références marquées (clin d’œil à John Boorman et à son film Délivrance). Johnny Depp (inoubliable dans Charlie et la chocolaterie), grand « burtonnien » devant l’éternel, est évidemment excellent, mais il rejoue le même rôle : l’être génial, mais seul, rejeté de tous, plongé dans un malheur intérieur inextinguible (l’obsession de Tim Burton). C’est pour cela aussi que Tim Burton n’est pas n’importe qui, mais pour le coup il ne s’est pas trop fatigué (sauf pour réunir un budget, comme toujours faramineux). Le cinéaste, fait partie de ceux qui allie œuvre personnelle et réussite financière, personne ne l’en blâme. Si la mise en scène est brillante et originale, le scénario est franchement faiblard, et la grande Michelle Pfeiffer sous-employée. L’idée de la conserverie de poisson (qui remplace la chocolaterie) est assez cocasse et les références aux années soixante-dix sont légion mais parfois un peu faciles (n’empêche que le héros du rock seventies Alice Cooper a une prestation remarquée dans le film). On est loin la comédie réussie de Rocky horror picture show (film musical de Jim Sharman, 1975), ou du mélodrame de Nosferatu fantôme de la nuit (Werner Herzog, Klaus Kinski, Isabelle Adjani). Dark shadows hésite entre le pastiche et le film de genre, sur fond d’histoire d’amour. La métaphore sexuelle et affective de l’amour vampire et maudit est bien présente et bien servie par le casting, mais le tout reste bien mièvre. Reste qu’avec Burton, le spectateur a toujours quelque chose à se mettre sous l’œil, ne seraient que des trouvailles : Angélique en poupée de porcelaine, le combat de la poupée Barbie et de l’amour romantique, des plans inspirés de tableau à la Gaspard Friedrich. Burton est un grand artiste inspiré…habituellement, un peu moins cette fois-ci !

Eric Séveyrat


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