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Cinéma - La Taupe, de Tomas Alferdson

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Cinéma - La Taupe, de Tomas Alferdson
Tea partie sans surprise On est en 1973, pour qui aime les ambiances fauteuils chesterfield et tasses de thé fumantes, on est servi ! Les vieilles voitures françaises, La DS Citroën notamment, sont à l'honneur, et tout le mobilier et les objets des années 70, quel boulot d'accessoiriste...un film conventionnel, très « conservative » à l'anglaise. Une de plus dans le genre. Les raisons pour lesquelles le Times crie au génie sont peut-être plus politiques...

Qu’il y ait eu de la violence extrême pendant la Guerre froide, de la torture entre services, on le savait, que les procédés étaient (sont) inhumains, on le sait aussi.

Il y avait aussi des espions homosexuels ! Waouh ! Quelle révélation ! Reste au film à nous montrer qu’il apporte quelque chose au genre, par son esthétisme ou son discours ! Seul début d’intérêt de la Taupe qui n’a pas été assez exploité : montrer l’absurdité de ce qui meut tous ces gens, est ce que le monde aurait vraiment basculé, ou est-ce que le jeu était (est) joué pour le seul plaisir absurde (ou supérieur) du jeu lui-même ? Rien de nouveau sous le soleil. La Guerre froide fait encore recette, mais est-elle vraiment terminée ?

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=ctu8ixb-6aU[/youtube]

Le film ne peut pas mieux tomber lorsque l’on reparle ces jours-ci de pourparlers de défense anti-missiles en Roumanie, installés via l’Otan par les Américains. Le constat de faiblesse de commandement révélé par la guerre en Lybie en 2011, contraint les Américains à demander plus d’efforts financiers de défense à des Européens désargentés et… aux Russes. Avec la Taupe, La Guerre froide s’est déplacée, l’ennemi de 1973 est un allié militaire aujourd’hui. La guerre des espions et de la défense a fait un quart de tour vers le Moyen-Orient, l’Iran notamment. On imagine les grandes manœuvres des services secrets. Dans La Taupe, même principe, mêmes effets, avec des acteurs de l’époque. Vu et revu depuis 30 ans, le genre a du mal à se renouveler, et l’on voit mal ce que trouve de « chef d’œuvre » le prestigieux Times à ce produit assez conventionnel. Le très important auteur John Le Carré prête son sujet, il est même le producteur exécutif du film. Plutôt lisse et réussi, parce que « bien léché », La Taupe n’a rien qui ne fasse sortir un cinéphile de son trou. Gary Oldman est excellent, John Hurt aussi, de même que Peter Guillam et Colin Firth (Le Discours d’un roi).

Si le Times a trouvé le film « so fine » c’est sûrement que les Américains passent pour ce qu’ils ont été dans ces années-là, des manipulateurs d’Anglais, ces derniers étant pris entre deux feux, celui des Yankees et celui des Européens de l’Est soviétique. Les deux camps s’amusant allègrement du MI 16 pour faire transiter de vraies fausses informations via les agents de sa majesté, et tout le monde de rigoler sur le dos des Anglais… et des Français.

Eric Séveyrat





MatOz
Journaliste

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