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Cinéma - « Lincoln » : il était une fois l’Amérique

le - - Culture et loisirs

Cinéma - « Lincoln » : il était une fois l’Amérique
Daniel Day-Lewis est étonnant de vérité dans « Lincoln »

Les premières images donnent le ton.

Hiver 1865 aux Etats-Unis. Confédérés et unionistes sont aux prises, des corps à corps dans la boue sous un ciel lugubre. Pas de quartier, pas de prisonniers. On achève les blessés. Depuis 4 ans, la guerre de Sécession endeuille le pays, opposant cinq états du sud à ceux de l’Union. L’enjeu : le maintien de l’esclavage pour les uns, son abolition pour les autres. L’abolition, c’est le combat que mène Abraham Lincoln. Le 16éme président des States en est à son deuxième mandat. Lors du premier, en septembre 1862, sa proclamation d’émancipation a rendu libre les esclaves des états confédérés. Du moins, sur le papier. Mais ce premier pas vers l’abolition en appelle un autre alors que s’intensifie la guerre. En cet hiver grisâtre, Abraham Lincoln n’a qu’un but : faire voter le treizième amendement de la Constitution, celui qui mettra l’esclavage hors-la loi.
C’est dans les coulisses du pouvoir que Steven Spielberg pose sa caméra. Il nous montre un Lincoln, à la vie familiale  marquée par le décès prématuré de son fils Willie et la neurasthénie de Mary son épouse, aux prises avec la rivalité entre  républicains et  démocrates. Les républicains, dont il est l’élu, sont favorables à l’abolition de l’esclavage mais il manque 20 voix pour que leur décision aille dans le sens de l’histoire. Les votes qui manquent, il faut les débaucher en face, dans l’autre camp : celui des démocrates. Cela se fera à coups de manœuvres, de corruption. Une guerre en coulisses tandis que les combats font rage sur le terrain. Obtenu par la ruse, le vote amène l’abolition, l’interdiction de l’esclavage et, à terme, la fin de la guerre de Sécession. Elle aura fait 650 000 morts. Lincoln en paiera le prix fort. Il sera assassiné en avril 1865.
Le film, qui se concentre sur les débats de la Chambre des représentants et les manœuvres du cabinet présidentiel, est dominé par l’interprétation de Daniel Day-Lewis. Un Lincoln, plus vrai que nature : un rien de froideur, barbu et les joues creuses, le dos voûté et le chef coiffé de cet invraisemblable haut de forme. Une nonchalance feinte et la rigueur du caractère. On ne voit pas comment un Oscar  lui échapperait. Sally Field, qui a pris des rondeurs, campe Mary, son épouse et Tommy Lee Jones, portant perruque, est Thaddeus Stevens, l’élu républicain qui fit pencher la balance du bon côté. Par conviction et par amour. Ils se partagent les places d’honneur du casting.

Jacques Savoye



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MatOz
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