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Cinéma - Mon pire Cauchemar, d’Anne Fontaine

le - - Culture et loisirs

Cinéma - Mon pire Cauchemar, d’Anne Fontaine
Ni pire, ni meilleur... Pourquoi une comédie comme Intouchables dénote-t-elle dans le paysage de la comédie française et pas Mon pire cauchemar ? C'est à donner crédit aux mots de Gabin : « Un film c'est d'abord une histoire, ensuite c'est une histoire, et enfin c'est une histoire ! » Mon pire cauchemar n'a pas d'histoire et un scénario complètement indigent.

Le coup de la bourgeoise et de l’homme du peuple, cela fut fait 100 fois au moins depuis L’Amant de Lady Chaterley.  Le coup des travaux qui tournent mal dans un appartement cossu des quartiers chics, cela fut fait, entre autres, dans Travaux, de Brigitte Rouan avec Carole Bouquet.

Le coup de la bourgeoise et de l’homme du peuple, cela fut fait 100 fois au moins depuis L’Amant de Lady Chaterley.  Le coup des travaux qui tournent mal dans un appartement cossu des quartiers chics, cela fut fait, entre autres, dans Travaux, de Brigitte Rouan avec Carole Bouquet. Enfin, le coup de la femme trompée qui trompe à son tour : on ne compte plus les pièces de boulevard... De plus, le film d’Anne Fontaine n’est pas crédible (surtout la fin grotesque) et les gags sentent le déjà vu. Voilà le film habillé pour l’hiver et pourtant, si une chaine de télé le diffuse dans quelques mois, ce ne sera pas la peine de fuir, on y passera quand même un moment plaisant, à défaut de mieux. Les excellents acteurs se donnent du mal. André Dussolier, toujours bon partout, est assez drôle. On a,  heureusement, quelques morceaux de bravoure rigolos, et même un poil émouvants, grâce à la retenue et la précision légendaires d’Isabelle Huppert. Benoit Poolevorde en fait des tonnes, mais il a le talent d’être toujours juste, même dans l’outrance. Rien que la rencontre de ces deux acteurs était un prétexte à faire le film pour les entrées, mais hélas on ne comprend que trop que ce fut la seule motivation de la réalisatrice. Pourtant, avec cette vraie rencontre, Anne Fontaine pouvait réaliser un film à part. La chimie employée est la même que dans beaucoup de comédie : deux personnages que tout oppose et que tout rapproche. La mise en présence de l’intellectualité et de la grossièreté fait des étincelles sans qu’on bouge le petit doigt.  Bout à bout, Mon pire cauchemar présente 10 ou 15 minutes intéressantes. On se prend alors à observer qu’Isabelle Huppert change de tenue à chaque apparition à l’écran, avec une garde-robe impressionnante au meilleur chic parisien. La construction du dressing dans l’appartement est d’ailleurs au cœur de l’intrigue. On se demande pourquoi cette comédie n’a rien d’exceptionnel, et c’est dommage.

Eric Séveyrat




MatOz
Journaliste

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