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Cinéma/Palmarès 2012 - Pluie de critiques sur Cannes

le - - Culture et loisirs

Cinéma/Palmarès 2012 - Pluie de critiques sur Cannes
Le réalisateur Michaël Haneke

Bilan peu glorieux pour l'édition de 2012 qui a d'abord souffert du mauvais temps puis d'une volée de vives réactions.

Si tout le monde s'accorde pour dire que le film Amour de Michael Haneke mérite sa Palme d'or, il n'en est pas de même pour les autres prix attribués. Le festival a vu l'apparition d'un cercle intime d'habitués du cinéma laissant peu de place aux jeunes talents. Le président Nanni Moretti s'est, néanmoins justifié en affirmant que le choix avait été difficile et qu'aucun prix n'avait été donné à l'unanimité. Nombreux sont ceux qui avaient déjà été récompensés auparavant, à commencer par Michaël Haneke qui avait obtenu la Palme en 2009 avec Le Ruban blanc. Plus que des œuvres, ce sont les favoris qui ont été à l'honneur. L'Italien Matteo Garrone remporte le Grand prix du Festival avec son film Reality, prix déjà obtenu en 2008 pour Gomorra. Et la série continue avec le Roumain Cristian Mungiu qui décroche le prix du scénario avec Au-delà des collines après avoir obtenu la Palme d'or en 2007, et Ken Loach, récompensé une troisième fois par le prix du jury. Le festival tournerait-il en boucle ? Un autocentrisme qui se confirme par la moyenne d'âge : 55 ans. Alors que l'objectif de Cannes est de se présenter comme une vitrine internationale du cinéma d'auteur, la manifestation peine à se renouveler. Les détracteurs dirigent leurs critiques vers certains choix inattendus. A ce jeu-là c'est Post Tennebras Lux qui est en première ligne de mire. Le drame du mexicain Carlos Reygadas, qui avait reçu un accueil mitigé de la presse internationale, obtient le prix de la mise en scène quand Holy Motors de Leos Carax et De rouille et d'os de Jacques Audiard repartent bredouilles. A cela s'ajoute une suspicion de conflit d'intérêts. Coïncidence ou non, quatre des six films récompensés par le jury ont été coproduits et/ou distribués par la même société, Le Pacte, de Nanni Moretti. Enfin, la polémique sur la présence, ou plutôt la non-présence, des femmes refait surface. Cette année, aucune réalisatrice ne figurait sur la liste des 22 cinéastes en lice pour la Palme d'or alors qu'elles étaient quatre en 2011. Plus qu'une stagnation, le festival opérerait-il un retour en arrière ? En résumé, une édition incapable de satisfaire tout le monde, faisant la part belle aux habitués de la Croisette.

Adeline Gailly




MatOz
Journaliste

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