Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhônes

Clos des Visitandines (Vaugneray) : de la cellule monastique à la cellule familiale

le - - Territoires - Vallons du Lyonnais

Clos des Visitandines (Vaugneray) : de la cellule monastique à la cellule familiale
L'inauguration de l'ensemble de logements aménagés par la commune dans l'ancien monastère de la Visitation a eu lieu samedi 1er octobre, en présence de nombreuses personnalités, des élus municipaux, du personnel communal, des présidents d'associations locales, des habitants du Clos, des riverains...

Dans son allocution M.

Jullien, maire, a rappelé l’objectif de départ : transformer ce lieu sans lui faire perdre son histoire, dans le but de créer des logements destinés à la location ou à l’accession dans des conditions plus favorables que le marché. Pour ce qui est du respect du lieu, c’est Geneviève Hector, adjointe à la culture, qui connaissait très bien ce monastère en sa qualité de présidente de l’association propriétaire, qui a servi de guide.
Le projet a bénéficié du dispositif Prebat,  un programme de recherche et d’expérimentation lancé par l’Etat, visant à expérimenter et à présenter des solutions nouvelles améliorant l’efficacité énergétique des bâtiments. Il est subventionné par l’Ademe et la Région Rhône-Alpes. La commune a souhaité aller plus loin dans la performance énergétique, avec l’aide précieuse de l’association Hespul et en particulier de M. Renucci. Ont été choisies la chaufferie bois et l’eau chaude sanitaire solaire. Dans la même démarche de développement durable, une station d’épuration autonome a été privilégiée plutôt qu’un raccordement au réseau.
Aujourd’hui, il s’agit d’un ensemble d’habitation très performant sur le plan énergétique, certifié Effinergie par Cerqual, mais aussi un ensemble qui a gardé son caractère. Ceci est capital parce que sans la présence du monastère à l’origine, il n’y aurait aucune raison d’avoir un  immeuble aussi imposant dans cette zone non constructible. Il ne fallait surtout pas qu’il devienne « quelconque ».
M. Lotti, architecte parisien, a parfaitement suivi cet impératif. Il a su allier la vision des architectes constructeurs, MM.Genton et Rostagnat et la nécessité de modernité et d’ouverture. La  contribution des financeurs a permis de créer 28 nouveaux logements, avec une qualité qu’on ne trouve pas habituellement. Ces 28 logements sont répartis en 12 logements conventionnés restant propriété communale, 15 logements en accession à 2 600 euros le m2, réservés à des acheteurs qui veulent en faire leur résidence principale.
Il reste aujourd’hui quelques T3 et T4 à vendre. Le 28e est un logement d’urgence qui rendra service à l’ensemble de la communauté de communes.  Sur ce site, il reste maintenant à la commune à aménager un peu le parc, de façon à le rendre propice à la promenade et ouvert à tous. Il faut aussi réaliser une plateforme supplémentaire pour le stationnement, l’implantation de jardins familiaux a été préparé. Et puis, l’ancienne chapelle, le cloître, et l’atelier de reliure attenant sont un patrimoine que la commune valorisera en les ouvrant, après quelques aménagements, pour des expositions à l’initiative de la commission culture ou à la demande d’autres personnes.     
Et le maire de remercier toutes les entreprises à travers l’entreprise Bazin, entreprise de maçonnerie qui a grandement contribué au bon déroulement du chantier. Sa mission n’était pourtant pas aisée. Elle a, entre autres, consisté à scier les parois de béton qui constituaient les cellules des religieuses. Ces cellules faisaient 1,85 m de large sur 6 m de long : « Vous mesurez le travail que représente la transformation des 52 cellules en logements, si on peut dire, plus classiques. Quelque part, le code de l’urbanisme dit : « Le territoire français est le patrimoine commun de la nation. Chaque collectivité publique en est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses compétences. » Eh bien, j’espère que par cette opération sur ce petit bout de territoire, nous avons contribué à enrichir le patrimoine commun en respectant le passé, mais aussi en préparant l’avenir, ne serait-ce que par la connaissance que nous a apportée un tel projet. Je souhaite aux habitants de ce lieu d’y couler des jours heureux et aux Valnégriens de s’approprier la partie restant communale, afin que ce soit aussi un lieu de rencontre ».
Après la visite du site, d’un appartement et des espaces municipaux, tous se retrouvaient autour du verre de l’amitié.


Quelques dates

1968 : les sœurs s’installent au monastère de la Visitation.
Suite au décès de 4 religieuses dont leur supérieure Mère Marie Pauline, les Visitandines décident de fermer le monastère et de fusionner avec celui de Scy Chazelles en Moselle. Juin 2005 : la communauté quitte les lieux. L’association Domus Pacis, propriétaire du site, le met en vente. Le 19 juin 2006, le conseil municipal délibère sur le principe d’une acquisition. Une étude de faisabilité est engagée, un permis de construire déposé.
L’acte de vente est signé le 27 avril 2007.
Les travaux ont commencé le 29 octobre 2009.
Les premiers habitants sont rentrés dans leur logement début août 2011.


Quelques chiffres

Le coût total de l’opération s’élève à 4 972 000 € dont 1 350 000 € d’acquisition. Le total des marchés de travaux représente 2 662 764 €. La commune a bénéficié de  518 000 € d’aides : l’Etat 93 000 €,  l’Adema 39 000 €, la  Région Rhône-Alpes 115 000 €, le conseil général 105 000 €, la communauté de communes, dans sa compétence PLH, a contribué à hauteur de 50 € par m2, c’est-à-dire 39 000 € ; le Fonds d’aménagement urbain pour 97 200 € ; l’Agence de l’eau, pour la construction de la station d’épuration réalisée par Jade Environnement, 30 000 €.




MatOz
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

L'Essor Rhône Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhônes

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide