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Collectivités locales - Villeurbanne présente son budget 2012

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Collectivités locales - Villeurbanne présente son budget 2012
(©AS)

Le maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, et son adjoint aux finances, Prosper Kabalo, ont présenté au conseil municipal un budget en légère baisse, de 170,4 M€ (172,4 M€ en 2011) avec 33,1 M€ de dépenses et subventions d’investissement (37 M€ en 2011, 39 M€ en 2010).

Sur la durée du mandat, les investissements seront de l’ordre de 200 M€. Côté fonctionnement, la recherche d’économie est toujours à l’ordre du jour, notamment pour pallier la stagnation des dotations d’Etat.
Ces dépenses s’élèveront en 2012 à 109,3 M€ tandis que les recettes de fonctionnement atteindront 129 M€. Le delta de 19,8 M€ permet de créer une épargne utilisée pour les investissements. Ceux-ci seront donc financés par cet autofinancement, par les recettes d’investissement et par de l’emprunt dont le montant dépendra des recettes réelles. Car ces recettes peuvent varier de manière assez importante au regard de l’évolution des droits de mutation encaissés au fil des soubresauts du marché de l’immobilier.
Au pire, Villeurbanne prévoit d’emprunter 8 M€. Encore faudra-t-il pouvoir. Car les banques sont de plus en plus frileuses. Alors que Villeurbanne est une ville qui n’a quasiment pas de dette (3,6 M€), Prosper Kabalo a fait savoir qu’il était extrêmement difficile d’obtenir des crédits revolving pour gérer la trésorerie. Sur le dernier appel réalisé auprès de quatre banques, deux seulement ont répondu et avec des frais financiers deux fois plus importants qu’à l’accoutumée. « La Caisse d’épargne a même cassé un crédit revolving en place », indique l’élu.
Difficile de savoir ce qui se passera si la ville doit solliciter un véritable emprunt dans l’année. Une situation inédite pour Jean-Paul Bret qui insiste sur le caractère très sain des finances de sa ville. La dette notamment n’est que de 0,3 an (elle est souvent jugée importante à partir de 7 ans) et de 29 € par habitant. A la fin du mandat, elle devrait être de 10 M€ contre 3,6 M€ actuellement. Jean-Paul Bret se souvient qu’elle était de 49 M€ en 2001, à son arrivée, et « que ce n’était déjà pas une dette très importante », estime-t-il.

Villeurbanne prend soin des handicapés

Bref, la ville joue l’humilité dans ses budgets car elle ne souhaite pas augmenter ses taux d’imposition (ils ont augmenté en 2009) ni revenir sur les abattements qu’elle concède. Prosper Kabalo rappelle qu’un retour aux abattements minimum prévus par la loi correspondrait à un prélèvement supplémentaire de 12 M€ sur les ménages. Les abattements à Villeurbanne sont plus importants qu’ailleurs et plus nombreux. C’est par exemple l’une des dix villes de France à appliquer un abattement pour les personnes handicapées.
Du côté des réalisations, Villeurbanne va injecter cette année 32 % de ses investissements dans l’éducation via les travaux de restructuration (plus traitements thermiques) et d’extension des écoles. Par ailleurs, 4,8 M€ seront investis pour l’amélioration et l’extension des équipements sportifs. Dans le domaine de la culture, les budgets d’investissement baissent au regard de la fin des grands travaux (TNP par exemple) mais ceux de fonctionnement augmentent.
La section « nature et paysages » est également bien dotée. Elle permettra la réalisation de trois zones paysagères : un mur paysager rue Florian, la promenade de la Gare, le jardin de la Rize dans le quartier Grandclément. Plus la réhabilitation du parc de la Commune de Paris.
Sur la section « fonctionnement », on peut noter la création de 52 places supplémentaires dans le domaine de la petite enfance (766 places existent déjà) pour un budget de l’ordre de 400 000 € par an. Le CCAS voit à nouveau son budget augmenter (de 4,81 % en 2011), de 17,9 % cette année, afin de participer à la réfection des résidences pour personnes âgées.
Jean-Paul Bret met une fois encore en relief le désengagement de l’Etat dans de nombreux secteurs : le social par exemple ou la sécurité puisqu’à Villeurbanne, les effectifs de Police nationale sont passés de 200 à 150 en quelques années. Idem sur l’accès des bâtiments publics aux personnes handicapées : l’Etat a repoussé pour lui-même l’engagement qui était pris initialement pour 2015. Le maire de Villeurbanne fait remarquer que dans sa ville, 2 M€ seront encore investis en 2012 dans cet objectif et que 95 % des travaux auront été réalisés à l’échéance prévue de 2015.

A.R.




MatOz
Journaliste

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