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Economie - Silvio Iacovino : un italien à l'accent international

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Economie - Silvio Iacovino : un italien à l'accent international
(DR)

Son nom trahit ses origines, mais son français irréprochable, dépourvu de toute trace d’accent étranger, sème sûrement le doute, parfois.

Silvio Iacovino est bien italien, mais son parcours a été bâti sur d’autres territoires. Il dirige aujourd’hui un fleuron cinq étoiles de l’hôtellerie lyonnaise : le Sofitel (groupe Accor), situé à deux pas de la place Bellecour. Avant d’arriver à Lyon, l’homme, une fois ses études en Italie bouclées, a goûté aux palaces suisses, d’abord comme serveur, pour ensuite travailler à Londres puis à Dublin et au Canada. Il rejoint Accor en 1999, au Luxembourg. L’expérience dure. Il ne quittera le pays, après différents postes et une montée en responsabilités, qu’en 2010, date de son installation dans la capitale des Gaules. Une ville qu’il ne connaissait pas. Les touristes en transit vers Cannes ou Nice qui s’arrêtent au Sofitel, comme bien d’autres, ne connaissent pas non plus beaucoup la ville. Beaucoup d’étrangers encore moins. Une partie du job de Silvio Iacovino et de ses équipes commerciales consiste ainsi à vendre la « destination Lyon » un peu partout dans le monde. Car pour le directeur, les gens qui finissent par entrer dans la ville ont une bonne, voire une très bonne surprise. « Lyon a besoin de plus de visibilité », estime-t-il. Le projet d’ouverture d’un InterContinental dans l’hôtel-Dieu reconverti, tout proche, ne semble pas lui faire peur, au contraire. Pour lui, l’opération devrait dynamiser l’activité et attirer une nouvelle clientèle. Silvio Iacovino, qui n’hésite pas à improviser des virées commentées sur le fleuve pour promouvoir Lyon, voit du potentiel derrière cette « ville-étape », où il faut commencer par essayer de « garder les gens une nuit de plus ». Pour prendre la direction de ce Sofitel - 164 chambres et presque autant de salariés -, ouvert en 1969, il fallait forcément à « Silvio », marié à une Française et père de quatre enfants, le goût du défi. Ne serait-ce que pour succéder à l’illustre Eric Obeuf... Si son arrivée a marqué une nouvelle ère pour l’établissement - celle des directeurs qui ne restent pas en poste plus de cinq ou six ans - l’homme, âgé de 45 ans aujourd’hui, semble avoir imposé son style sans devoir forcer le trait. Chaleureux et proche de ses clients, Silvio Iacovino joue la carte de la décontraction élégante. Son profil bien orienté restauration convenait au Sofitel, où la table détient un rôle majeur. Promoteur d’une certaine simplicité, il se définit comme un « aubergiste ». Une fois terminée la séance « gestion » du matin : son idée est que, quel que soit le tarif ou le niveau de l’hôtel, le client attend toujours un minimum de service et de confort. Fournir ces fondamentaux, toujours trouver des solutions : la base du métier. Après trois ans à Lyon, Silvio Iacovino et sa famille ont pris leurs marques. « Je suis encore utile ici », note celui qui aime mener sa vie à cent à l’heure. Mais il le sait : ce cycle lyonnais est déjà bien entamé. Malgré l’appréhension à chaque déménagement - le téléphone qui ne sonne plus comme avant, s’assurer du bien-être de ses enfants et de sa femme, qu’il remercie pour sa capacité à « supporter [son] métier » -, le directeur général ne se lasse pas d’un parcours de nomade. « Il faut être clair à la maison, clair dans sa tête, glisse-t-il. Faire encore deux ou trois destinations, ça ne me dérange pas ». Vers le soleil, de préférence. Et après ? « Ce n’est pas possible de couper du jour au lendemain », avance Silvio Iacovino. Peut-être qu’il ouvrira un jour une maison d’hôtes. « Le sens de l’accueil est dans ma culture. Chez mon grand-père, on mangeait la porte ouverte. On se retrouvait souvent avec six personnes de plus à la fin du repas, sourit-il. Tout le monde reste lié à ce métier ».


P.-J. N.


Lieu : l’Irlande.

Date : le 5 mai 1968. Ma date de naissance, l’année des révolutions…

Ambition : avoir ma propre maison d’hôtes. Être le meilleur tous les jours.

Phrase : avec le respect et le travail des uns et des autres, on peut atteindre le succès que l’on veut. L’union fait la force, en somme.

Personnalité : Steve Jobs. J’aime l’innovation et avoir une longueur d’avance sur les autres.




MatOz
Journaliste

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