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Jérôme Rive a remis l'IAE à flot

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Il ne s’était pas forcément préparé à devenir un jour directeur de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Lyon.

Mais les évènements l’ont poussé à assumer ses responsabilités, lui, l’homme de la maison. En juin 2008, un an seulement après sa réélection à la direction de l’IAE, Gilles Guyot est poussé dehors par le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, suite à sa condamnation par la cour d’appel de Lyon cinq mois plus tôt, pour « prise illégale d'intérêt » lorsqu’il était encore président de l’université Jean-Moulin Lyon 3, établissement de tutelle de l’IAE Lyon.
Face à la tourmente qui secoue « son » école, Jérôme Rive, alors adjoint en charge de l’international, décide de se lancer dans la bataille des élections, « avec le soutien du corps académique ». Il est élu au 1er tour face à deux autres candidats. « C’était un peu inconscient », admet aujourd’hui le dirigeant.
Mais s’il reconnaît présenter un caractère consensuel et le besoin de « faire travailler les gens ensemble », Jérôme Rive va imposer sa marque et pacifier un établissement soumis à quelques fortes personnalités. Main de fer dans un gant de velours, il réforme la gouvernance de l’école, « de façon à répartir les responsabilités ». Une expression polie qui signifie la fin des potentats qui sclérosaient l’établissement.
Le directeur s’entoure d’un cabinet, installe un comité de pilotage des projets, met en place un conseil d’orientation stratégique - composé de personnalités de l’enseignement supérieur extérieures à l’IAE et de chefs d’entreprise -, fait entrer de nouveaux membres au conseil d’administration et signe un contrat d’objectifs et de moyens avec l’université Lyon 3. Pour l’IAE, c’est une vraie révolution culturelle.
Seul un homme « du cru » pouvait y arriver. Et Jérôme Rive connaît toutes las arcanes de l’établissement. Car ce Lyonnais pur sucre - il est né dans le 7e arrondissement -, benjamin d’une fratrie de quatre enfants, a fait ses études et toute sa carrière professionnelle au sein de l’IAE Lyon. Docteur en sciences de gestion, titulaire d’un Deug d’Arabe, il soutient sa thèse sur « le système de gestion de vendeurs » en 2000, avant de faire un an de service civil dans un fonds d’action sociale. Et dès septembre 2001, il (ré)intègre l’IAE.
Très tourné vers l’international, il va créer le premier master en langue anglaise au sein de l’école, nouer des partenariats avec des établissements européens en pointe dans ce domaine (Prague, Pavie), faire muter le programme historique de l’IAE vers la langue de Shakespeare et développer les MBA de l’école lyonnaise en anglais.
Et après un premier mandat de direction mené tambour battant, l’établissement a su lui octroyer les mérites et les succès de l’IAE, en le reconduisant à l’unanimité pour un second mandat, au mois de juin dernier. L’ancien camarade de classe de Michael Peters (aujourd’hui président du directoire d’Euronews) aimerait avoir plus de temps pour la recherche, pour retrouver un abonnement à la Maison de la Danse, fréquenter plus régulièrement les restaurants de sa rue Royale et s’évader plus souvent dans sa maison de Valmorel, dans les Alpes.


F.Z.

Un an après l’obtention de la labellisation Qualicert, l’IAE Lyon vise désormais la prestigieuse certification internationale Equis, dédiée aux business schools. Un travail de plus qui pourrait bien être le dernier de Jérôme Rive à l’IAE, qui ne souhaite pas faire plus de deux mandats. « On peut partir avant la fin », suggère le directeur, évasif. Viscéralement attaché à Lyon et à son établissement, Jérôme Rive semble prêt à larguer les amarres.




MatOz
Journaliste

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