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Journalisme : le miroir aux alouettes ?

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Journalisme : le miroir aux alouettes ?
Les formations en journalisme sont nombreuses. Les étudiants qui en sortent risquent-ils de partager le destin de Tintin ? Reporter au Petit Vingtième, il court le monde sans jamais écrire un article.

En l’espace de deux ans 1 089 journalistes ont perdu leur carte de presse, dont 600 l’an dernier.

Au total, 36 815 cartes de presse ont été accordées : 34 961 étaient des renouvellements et 1 854 étaient des premières demandes. Car malgré la précarisation grandissantes des journalistes (20 % sont rémunérés à la pige, avec des volumes d’activité parfois irréguliers), le nombre d’étudiants en journalisme ne cesse de progresser. Il y aurait en France une centaine de formations dans l’enseignement public ou privé, sur dossier ou sur concours, mais seulement 13 écoles sont reconnues par la profession. La Commission nationale paritaire de l'emploi des journalistes offre une sorte de label de la profession délivré pour 5 ans attestant que les enseignements répondent aux besoins des entreprises de presse. Faut-il en déduire qu’il y aurait trop d’écoles de journalisme ? « Il y en a beaucoup, avec des formations où on trouve le meilleur et le pire, mais le métier de journaliste continue à faire rêver », convient Nathalie Pignard-Cheynel, directrice de l’Ecole de journalisme de Grenoble. Chaque année une vingtaine d’étudiants sortent avec un Master de ce département de journalisme appartenant à l’université Stendhal. « Nous ne souhaitons pas aller au-delà pour s’assurer d’une bonne insertion. » Selon la dernière enquête, sur les 24 étudiants de la dernière promotion, la moitié étaient en CDI et un seul était encore en recherche d’emploi. « Le fait d’être une formation reconnue par la profession, la seule de Rhône-Alpes, attire des étudiants de la France entière. C’est la raison pour laquelle, une fois l’école terminée, ils se retrouvent partout en France et dans tous les médias. »

Priorité au placement

« Pour moi il n’y a pas qu’une seule voie d’accès à ce métier », estime pour sa part Isabelle Dumas, directrice déléguée de l’antenne lyonnaise de l’ISCPA (Institut supérieur de la communication, de la presse et de l’audiovisuel), ouverte en 1998. « Tous les jeunes n’ont pas envie de faire des études longues. Certains veulent apprendre concrètement ce métier, c’est aussi ce que les rédactions aiment chez nos étudiants : ils ne sont pas formatés. » L’admission se fait post-bac sur dossier et les jeunes sortent avec un Bachelor professionnel de journalisme au bout de 3 ans. Mais, assure la directrice, tous ne sortent pas diplômés. Sur les 40 élèves inscrits en première année, seuls 28 ont été finalement diplômés. Côté emploi, le placement des étudiants n’aurait rien à envier aux autres écoles : 67 % de la dernière promo étaient en « situation d’emploi ». Un quart de CDI, un quart de CDD et la moitié de pigistes. Alors, confie Isabelle Dumas, « bien sûr j’aimerais bien être qu’elle soit reconnue (la formation ISCPA, ndlr), mais quand je vois le placement des jeunes, je n’ai rien à envier aux écoles reconnues par la Commission. Je pense qu’aujourd’hui les différences s’estompent. »

Mathieu Ozanam

Un article tiré du supplément "Enseignement 2012" de L'Essor.




MatOz
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