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L'aéroport de Saint-Exupéry à l'heure du low cost

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L'aéroport de Saint-Exupéry à l'heure du low cost
Transavia dispose désormais d'un avion en permanence sur l'Aéroport de Lyon (© O. Chassignole)

Signe de la bonne santé du secteur ou simple coïncidence, le soleil avait décidé de jouer les invités surprises ce mardi 23 avril pour l’inauguration, sur le tarmac, du premier appareil de la compagnie low cost Transavia (un Boeing 737-800) basé à l’aéroport de Lyon.

Une bonne nouvelle pour le site aéroportuaire, dans un contexte où il enregistre un trafic stable pour l’année 2012 (+ 0,2 %) par rapport à l’année précédente, mais où les vols low cost représentent 22 % du trafic global et enregistrent une hausse de 4,5 % face (2 % pour le trafic international - 62,2 % du trafic global - et 1,7 % pour le national).
Alors, obtenir d’une compagnie aérienne qu’elle base une partie de sa flotte sur son aéroport est un « acte fort, au-delà des simples destinations », souligne Philippe Bernand, président du directoire d’Aéroports de Lyon. En effet, pour l’aéroport, cette décision « s’inscrit dans un projet à long terme et dans une action pérenne », indique-t-il, que ce soit pour les compagnies low cost ou non.

En espérant que cette implantation « fera des petits »

Avec un avion mis en place dès à présent sur la base aérienne lyonnaise (sur une flotte de treize appareils), la filiale d’Air France-KLM démontre son attachement au troisième aéroport de France au départ duquel elle dessert désormais six destinations (dont Marrakech, Tunis, Séville). Mais outre la pérennité d’un tel type de partenariat qui bénéfice également aux passagers, « leur évitant ainsi des correspondances », le fait de baser un avion sur place relève par ailleurs d’un aspect stratégique pour les compagnies et les aéroports. « Cela nous permet d’être plus efficace dans nos service, dans notre opérationnalité et dans l’optimisation de nos appareils », explique Hélène Abraham, vice-président commercial, marketing et produit de la compagnie.
Philipe Bernand insiste par ailleurs sur le fait que « ça profite aux emplois sur la zone de manière directe et indirecte ». Transavia fait appel aux services de restauration de la société Servair. Pour l’Aéroport de Lyon, cette opération est donc la bienvenue. Le président des aéroports espère maintenant que cette implantation « fera des petits », comme ce fût le cas avec la base d’easyJet, qui compte cinq avions à l’heure actuelle, et celle de la fraîchement débarquée Hop, d’Air France.

R.C.  


Dans un contexte européen plutôt calme (+ 1,8 % de trafic en 2012), Aéroports de Lyon se donne donc toujours l’objectif d’atteindre les dix millions de passagers à l’horizon 2015. Pour cela, l’offre low cost (JetAir, Vueling, Air Arabia, Wow Air, easyJet et Transavia) se renforce avec notamment l’ouverture prochaine du nouveau satellite du terminal 3 dédié, même si la volonté de mettre les gaz sur l’offre moyen-courrier, tremplin vers l’international, est priorisée.




MatOz
Journaliste

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