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La Guerre est déclarée, de et avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm.

le - - Culture et loisirs

La Guerre est déclarée, de et avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm.
Urgence à vivre Léger, rapide, profond, tout le contraire d'un film larmoyant malgré le sujet qui raconte la pire chose qui puisse arriver à des parents, une histoire vécue par Valérie Donzelli et son compagnon Jérémie Elkaïm, jouant leurs propres rôles dans le film.

Le film est éblouissant de fraîcheur de style comme si la réalisatrice avait inventé une nouvelle façon de faire du cinéma.

Des séquences très courtes comme des cartes postales d’une histoire d’amour naissante, précèdent  des séquences plus lentes, « normales », où l’on ressent le poids de la situation, et puis de nouveau une succession de séquences très rapides, pour dire en quelques images, d’autres choses importantes, pour ne pas s’appesantir sur certaines scènes, par choix, pour aller à l’essentiel.
La musique (on peut la trouver excessive) accompagne les moments plus légers comme les plus pénibles avec une présence étonnante. Comme en littérature, au fond, seul le style compte, peu importe l’histoire, puisque selon le « style » elle peut donner le pire comme le meilleur. La Guerre est déclarée innove une façon et un besoin de filmer et de mettre en scène que l’on sent urgent et impératif. Ce n’est pas le cas de beaucoup de films dont on se demande pourquoi ils ont été faits, si ce n’est pour le côté mercantile des choses.  Dans La Guerre est déclarée, on sourit souvent dans les scènes familiales vue par une génération  infiniment ancrée dans son présent, qui essaye de s’en accommoder au travers d’une terrible épreuve.
On sourit, car comme dans la vie, l’angoisse à son comble produit de l’écume où le sourire et même le rire, sont un réflexe de survie. Tout cela est extrêmement bien mis en scène et joué dans le film. Mais on n’est pas dans une comédie, on est bien dans un drame au sens de la dramaturgie, avec un début, un suspens et une fin. On est aussi dans une sorte de documentaire sur la vie des hôpitaux, sur le cancer des enfants. Le tout dans une sorte de brio à raconter et mettre en scène une histoire vécue, à chaud, mais tout de même avec une pointe de distance, qui fait la marque des artistes.

Eric Séveyrat

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