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La restauration sous pression... fiscale

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La restauration sous pression... fiscale
(D.R.)

L’UMIH Rhône (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) monte au créneau.

L’objet de son courroux est dans l’air du temps : la pression fiscale. Principale accusée, la nouvelle hausse de la TVA à 10 % dans la restauration au 1er janvier 2014 cristallise les tensions. « Avec le passage à 10 %, la TVA aura donc doublé en deux ans, dénonce Philippe Florentin, président des restaurateurs UMIH 69. La pause fiscale n’existe pas pour la restauration ».
L’organisation professionnelle prévient déjà une hausse des prix à plus ou moins long terme. « Ceux qui peuvent répercuter la hausse de la TVA sur les prix le feront, note Laurent Duc, président de l’UMIH 69. Dans la restauration hors domicile à midi, où l’on se bat pour 50 centimes sur le plat du jour, on va jouer sur des produits moins nobles au début, mais à six mois, les prix finiront par augmenter ».
Entre la hausse de la TVA, l’arrivée de ’écotaxe poids lourds en 2014 et du compte pénibilité en 2015, les restaurateurs dénoncent un acharnement sur un secteur déjà en proie à de nombreuses difficultés. D’abord, les restaurants font face à un contexte de consommation délicat. « Il y a vingt ans, la pause déjeuner, qui durait 1 h 30, représentait plus de 60 % du panier moyen d’un établissement. Aujourd’hui, la pause, qui ne dure plus que 25 minutes en moyenne, est tombée à moins de 50 % », explique Philippe Florentin. A cette baisse structurelle de la fréquentation des restaurants et du ticket moyen s’ajoute une conjoncture de crise.

Un chiffre d'affaires global en baisse de 2 %

Pour la deuxième année consécutive, le chiffre d’affaires global du secteur de la consommation alimentaire hors domicile à fin juin est en recul, avec une baisse de 2 % au premier semestre 2013. Dans le Rhône, le mois de juillet a été particulièrement mauvais, avec une baisse d’activité de 13 % par rapport à juillet 2012. « Quand on interroge les Français, le restaurant est encore une dépense avant d’être un plaisir », constate Philippe Florentin.
A cela s’ajoute une hausse du prix des matières premières sur douze mois glissants - 7 % sur les viandes, 17 % sur les fruits et légumes et 14 % sur les sucreries - qui entraîne une baisse des marges des restaurateurs. Enfin, le solde créations / défaillances d’entreprises de restauration est négatif pour la première fois depuis dix ans à Lyon. Les prochains mois s’annoncent donc cruciaux pour le secteur.

F.Z.




MatOz
Journaliste

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