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Le cercle vicieux de l'absentéisme au travail

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Le cercle vicieux de l'absentéisme au travail
De gauche à droite : François Xavier Lapierre, La Remise, Corinne Terrasse, A'Manilia, Béatrice Gagné, Essor Consultants et trois représentantes de la Poste, dont Sonia Kermaoui au centre

Selon une enquête réalisée par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) en février dernier, au cours d’une semaine de référence, 3,6 % des salariés, tous secteurs confondus, ont connu une absence au travail d’au moins une heure pour des raisons de santé, d’accidents, ou pour la garde d’un enfant malade.


Mais l’étude soulève également d’autres réalités : le taux augmente en fonction de l’âge (il est de 2,9 % pour les 20-24 ans contre 5,4 % pour les 55-59 ans), plus élevé chez les détendeurs d’emplois stables (3,7 %) que pour les détenteurs d’emplois précaires (2,6 %) et plus important chez les ouvriers (4,5 %) que chez les cadres (1,6 %).
« En conséquence, indique Béatrice Gagné, présidente d’Essor Consultants, un cabinet lyonnais spécialiste de la santé au travail et des risques psychosociaux, les enjeux pour l’entreprise sont importants : en matière de coûts, de santé des salariés et de climat social ». En effet, si on estime à 9 M€ par an (2010) le coût de l’absentéisme, hors absences légales (congés, formation), il peut également avoir un impact sur le climat social de l’entreprise, notamment « en matière de report de charge sur les salariés présents ».

« L’absentéisme engendre l’absentéisme »

Le cercle vicieux de l’absentéisme est enclenché : perturbant le management quotidien, « l’absentéisme engendre l’absentéisme ». Par ailleurs, même si les accidents du travail sont en baisse, on assiste à « une augmentation des troubles musculo-squelettiques, de la souffrance au travail et des risques psycho-ociaux », poursuit-elle. L’absentéisme n’est donc pas seulement l’expression d’une mauvaise santé, sa source est variable, multiple, comme, par exemple, le contexte organisationnel et social de l’entreprise ou l’articulation entre la vie professionnelle et personnelle du salarié.
Dès lors, il est indispensable d’agir pour réconcilier l’entreprise et les salariés en menant une véritable politique du changement. A l’exemple de la direction courrier de l’Ain - Haute-Savoie de la Poste qui a mis en place, comme l’explique Sonia Karmaoui, « des ateliers destinés au middle-management leur permettant de sortir des stéréotypes pour s’inscrire dans une approche préventive de l’absentéisme ».
Une politique volontariste, préventive, qui va bien au-delà des questions réglementaires et qui suppose un engagement fort des salariés, du dirigeant pour les PME et du middle-management pour les plus grandes entreprises. Des questions essentielles, à l’heure où il est question d’allonger la durée du travail dans le cadre de la réforme des retraites.

S.B.


L’exemple de La Remise

L’association La Remise, dirigée par François Xavier Lapierre, qui a mis en œuvre, épaulée par le cabinet grenoblois A’Manilia et sa dirigeante, Corinne Terrasse, une véritable politique de santé au travail : « Quand je suis arrivé dans l’entreprise, notre taux d’absentéisme était de 27 %. Aujourd’hui, il n’est « plus » que d’un salarié sur cinq », explique le dirigeant.




MatOz
Journaliste

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