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Les avocats à marche forcée !

le - - Vie juridique

Les avocats à marche forcée !
Photo : Michel GODET - Yves Mahiu, président de la conférence des bâtonniers, Mes Junod-Fanget, Sicard, Bloise, Hamel et Joly

Après Paris, c'est à Lyon, à l'invitation de la COBRA présidée par Agnès Bloise (bâtonnier de l'Ain), qu'Yves Mahiu, Président de la conférence des bâtonniers, accompagné de Frédéric Sicard, bâtonnier de Paris ont entamé un tour de France, à la rencontre leurs homologues régionaux. En jeu, un état des lieux de la profession et le décryptage de son actualité au moment même où bruisse l'arrivée d'importantes modifications estivales en matière de justice.

 

Dans l'éventualité d'une nouvelle modification de la carte judiciaire, comme il y a une dizaine d'année déjà, le président Mahiu fait preuve d'une réelle inquiétude par rapport au maillage territorial, dans son entité. Il va même jusqu'à parler de déserti­fication de la justice, à l'instar parfois des maternités, des postes, des médecins, des gendarmeries et autres casernes de sapeurs pompiers. Et d'abonder : « Nous ne pou­vons pas laisser faire. On doit se battre contre cela ».

En parlant de désertification de la justice, ses propos sont tranchés et sans appel. Les justiciables, particulièrement ceux distants d'une métropole comme Lyon, ne verront plus les juges, n'auront plus accès à la justice, sauf via des moyens électroniques et impersonnels, que sont les écrans.

Et la bâtonnière de Lyon, Laurence Junod-Fanget d'insister : «Numérisation, robotisa­tion, certains justiciables renonceront même à poursuivre leur action ».

Au travers de ces propos inquiétants, pour ne pas dire alarmistes, on aura compris que la profession s'interroge sur le fait de savoir si l'Etat doit continuer à se désenga­ger des territoires et ainsi entrainer un sentiment d'abandon de la population, facteur de montée de votes populistes.

Sur le fond des préoccupations, chacun est dans l'attente, mais se dit surtout plus que surpris par la méthode. « Nous ne sommes au courant de rien, aucune concertation n'est engagée avec la profession, nous n'avons pas rencontré le nouveau Garde des sceaux, Nicole Belloubet, et surtout on subodore que les annonces ministérielles le seront en plein été.

La coupe est pleine, prête à déborder alors que les robes noires ont dans leur cartable de nombreuses propositions et solutions, qui doivent nécessairement passer par une reprise de contact avec l'institution judiciaire. Alors, la rentrée sera-t-elle chaude ? A n'en pas douter, les avocats ont prévu en secret nombre d'actions.



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