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Les maires du Rhône au rythme du département

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Les maires du Rhône au rythme du département
L'intervention de Michel Mercier

L’Association des maires du Rhône, présidée par la sénatrice Elisabeth Lamure, maire de Gleizé vient de tenir son assemblée générale ordinaire dans la salle d’animation de Bully.

Une AG décalée d’octobre à février pour raison d’agenda surchargé puisqu’à l’automne, l’AMR avait organisé son traditionnel forum qui se tenait de manière concomitante au 7e Forum franco-libanais des municipalités.
Concernant les thèmes débattus, le bureau de l’association a opté pour l’évolution du Département et la réforme des rythmes scolaires. C’est Michel Mercier qui est naturellement venu présenter le futur Département, amputé de l’Euro-métropole lyonnaise. Il faut dire que les précisions à apporter sont nombreuses puisque l’annonce de ce redécoupage a été faite, à la surprise générale, le 4 décembre.
L’ex-président du conseil général garde la main sur cette réforme en tant que premier vice-président. Il a annoncé aux maires que des réunions thématiques d’information seraient organisées dès le mois de mars. En attendant, il est venu tracer les grands traits du visage du nouveau Département, issu du « big-bang territorial » justifié selon lui par le besoin des élus d’agir et de ne pas subir les challenges à venir, au premier rang desquels la rareté de l’argent public.
Ainsi, selon le nouveau maire de Thizy-les-Bourgs, il est bon pour tout le monde que la capitale lyonnaise se développe fortement et rapidement. Et pour lui en donner les moyens, il fallait enlever « l’étage du Département ». Un « sacrifice pour moi », lance Michel Mercier qui indique qu’il aurait pu rester « jusqu’à la limite d’âge ou la décision des électeurs » : « Mais on ne fait pas les choses pour soi, on le fait pour l’intérêt général ». Petits échanges de regards goguenards dans l’assemblée. Sans doute certains élus songent-ils à la super-communauté de communes que l’ancien ministre est en train de pousser à créer dans le Nord-Ouest du département afin de se ménager un fief conséquent...
La métropole va donc gagner des compétences, notamment sur le RSA, le handicap… Et le Département ? Pourra-t-il encore donner de l’argent aux communes ? « Le Département ne prend pas l’argent à Lyon pour le redistribuer aux ruraux. 75 % de la population du Rhône  habite la métropole. Or, 75 % des dépenses du Département sont faites sur le Grand Lyon » justifie Mercier. « Par ailleurs, on ne financera plus le Sytral, l’Opéra… On va retrouver un département classique».
Comprendre donc que, oui, le Département subventionnera toujours les opérations des communes. Mais il y a un « mais ». Avec la décentralisation, « le Département aura d’autres compétences. Pour financer le social, il faudra peut-être augmenter les impôts, peut-être lourdement ». Car, explique-t-il, il faut regarder la réforme territoriale à l’aune de la nouvelle décentralisation et de la nécessaire mutualisation des moyens. Tout comme il faudrait regarder les communes nouvelles à l’aune des nouvelles intercommunalités et du nouveau Département. Et de donner l’exemple d’économies déjà réalisées à Thizy-les-Bourgs grâce à des appels d’offre plus conséquents. « Faites comme moi », aurait donc pu conclure Michel Mercier qui filait ensuite au conseil municipal de sa commune nouvelle.

A.R.


Rythmes scolaires : la question qui fâche

Les maires présents ont déclenché leur ire contre Jean-Louis Baglan, directeur départemental de l’Education nationale. L’homme est venu courageusement présenter la réforme, ce qui a eu le don d’agacer les élus lui reprochant de répéter une énième fois la même chose alors que leurs problèmes concernent plutôt l’application de ladite réforme.
Bernard Chaverot, conseiller général (PS), ancien directeur d’école et maire de Montrottier, 1 600 habitants, donne son exemple : il lui faut trouver et rémunérer 10 personnes chaque jour pour 45 mn. « Cela va coûter 20 000 € par an, uniquement en fonctionnement, alors qu’on l’on baisse en même temps les subventions ». Les exemples se multiplient, les remarques aussi. On devine que la plupart des communes repousseront l’entrée en vigueur de la mesure à septembre 2014…




MatOz
Journaliste

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