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Les maires ruraux, entre intercommunalité et… dérives sectaires

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Une cinquantaine de maires et d’élus en général étaient attendus à Orliénas sur les 191 adhérents que compte l’Union des maires ruraux du Rhône.

Une belle représentativité puisque le département totalise 236 communes dites rurales, de moins de 3 500 habitants (sur 293). Les Maires ruraux de France - dont le siège national est à Lyon ! - fêtent cette année leur 40 ans d’existence. L’union rhodanienne, l’une des 55 associations départementales, a été créée en 1988.
Lors de l’assemblée générale, sa présidente, Martine Surrel, maire de Saint-Maurice-sur-Dargoire, a mis en exergue le schéma départemental de coopération intercommunale qui a été transmis aux élus pour avis jusqu’au 30 juillet. Celui prévoit des regroupements de communautés de communes, des redécoupages de communautés, le rattachement de communes… Ce qui ne va pas sans provoquer quelques vagues, à l’image de la réaction du maire de Jonage, « la dernière commune rurale de l’Est lyonnais » (environ 1 500 habitants), actuellement dans la communauté de communes de l’Est lyonnais et que le schéma préconise d’intégrer au Grand Lyon, au grand dam du maire, donc.
Michel Tournaire, le directeur de cabinet du préfet Carenco, a rappelé que « l’aménagement des territoires ruraux et notamment l’intercommunalité est le grand chantier de 2011 », soulignant que le schéma de coopération intercommunale était « un document de travail amendable » et invitant les élus à faire remonter leurs avis. Tout comme la présidente Martine Surrel, d’ailleurs.
Cette dernière a également évoqué la présence postale dans les territoires ruraux à travers le travail de la Commission départementale de présence postale territoriale. Rappelant qu’il existait dans le Rhône 195 bureaux de Poste, 48 agences postales et 37 relais Poste, la présidente des Maires ruraux du Rhône s’est inquiétée de « la baisse des possibilités financières traitées par les agences postales », a demandé aux maires de lui signaler la suppression des boites aux lettres dans les hameaux ; elle a stigmatisé la « double peine » que constitue la disparition d’un bureau de Poste et d’un distributeur automatique de billets, ce dernier allant obligatoirement avec le premier.
C’est ensuite Georges Fenech, le président de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) qui est intervenu. « Qu’est ce qu’une secte ? Je ne sais pas, il n’existe pas de définition juridique » a-t-il expliqué en préambule : « Plutôt que de sectes, qui ne sont pas interdites en France - ce sont des associations, on touche donc à une liberté fondamentale -, nous devons parler de dérives sectaires, de non-respect de l’ordre, de la santé publique et de la loi. De rupture familiale, professionnelle, avec son environnement, avec la médecine conventionnelle… ».
Et le président Fenech de rappeler qu’en France, on peut estimer que 500 000 personnes sont membres de sectes dont 60 000 à 80 000 enfants ; et que 13 millions de Français ont été victimes de près ou de loin de mouvements sectaires !

F.R.




MatOz
Journaliste

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