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Les marionnettes enchanteresses du Français au théâtre des Célestins

le - - Culture et loisirs

Les marionnettes enchanteresses du Français au théâtre des Célestins
Brigitte ENGUERAND

Ce n'est pas encore Noël, et pourtant c'est un sacré cadeau que font les Célestins à leur public. Une version du célèbre roman de Jules Verne, 20 000 lieues sous les mers, avec marionnettes à gaine et théâtre noir qui a enchanté le public parisien lors de sa création au Vieux Colombier en octobre 2015 et puis au printemps 2017.

Le vénérable temple du théâtre à la française, la Comédie-Française, s'est mise à la marionnette pour le plus grand bonheur des spectateurs, petits et grands. Ce fabuleux voyage dans les abysses créé par Christian Hecq et Valérie Lesort mérite, paraît-il réellement le détour. Sociétaire de la Comédie-Française, Christian Hecq revient ici à des amours anciennes, celles du cirque et celles des marionnettes auxquelles l'avait initié Philippe Genty et Mary Underwood quand il avait travaillé avec eux avant son entrée dans la maison de Molière. Associé à Valérie Lesort, il a créé tout un monde marin, à la fois réaliste et fantas­tique, onirique et concret, étoffant certains personnages, rassemblant plusieurs en un seul, et développant une bonne dose d'humour. Marionnettes et humains cohabitent dans un spectacle où les uns animent les autres, où les comédiens sont aussi les manipulateurs. Ainsi de Christian Hecq, improbable Némo, devenant araignée géante, ainsi de Nicolas Lormeau, professeur Aronnax et prisonnier exemplaire, animant des poissons plus vrais que nature. Festival d'images et de couleurs inspirées par Georges Méliès et Ernst Haeckel, un scientifique contemporain de Jules Verne qui dessinait de magnifiques méduses et poissons, cette nouvelle version peut rivaliser, semble-t-il avec l'inusable film de Richard Fleischer dont personne n'a pu oublier la magnifique otarie compagne de Kirk Douglas. En faisant exploser ses propres conventions, la Comédie-Française se donne un sacré coup de jeune tout en renouant avec le « théâtre à machines », s'inscrivant ainsi parfaitement dans la tradition du théâtre fantastique, entre réel et irréel.

Du 5 au 9 décembre, théâtre des Célestins (Lyon 2e) , www.theatredescelestins.com




Fabien RIVIER
Journaliste

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