Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhônes

Théâtre : « Effroyables jardins », de Michel Quint

le - - Territoires - Monts du Lyonnais

Théâtre : « Effroyables jardins », de Michel Quint
« Mon père ? Ridicule et pathétique ! » Le garçon qui tient de tels propos est tout juste dans l'année du certif. Cet examen qui marquait pour beaucoup la fin des études et l'entrée dans le monde du travail n'est plus, mais de tels propos dans la bouche de nos adolescents demeurent et n'ont pas pris une ride.

« Mon père ? Ridicule et pathétique ! » Le garçon qui tient de tels propos est tout juste dans l'année du certif'. Cet examen qui marquait pour beaucoup la fin des études et l'entrée dans le monde du travail n'est plus, mais de tels propos dans la bouche de nos adolescents demeurent et n'ont pas pris une ride.

Pourquoi, alors que l’on est l’instituteur du village, apprécié et respecté, exécuter des prestations clownesques de piètre qualité dans toutes fêtes de fin d’année et autres réjouissances en chaussant force larges tatanes et pif rouge? Incompréhensible et insupportable ! Tout comme ces dimanches ou systématiquement le cousin Gaston et sa femme viennent déjeuner à la maison. Déjeuners qui s’éternisent.

Effroyables jardins est l’une de ces oeuvres dans laquelle chaque spectateur retrouve une partie de son enfance, de sa jeunesse, de sa famille aussi. L’année du certif était un passage, le passage dans le monde des grands. Gaston, indéboulonnable et fidèle ami de la famille juge notre garçon suffisamment mature et le moment opportun pour l’éclairer quant à l’obstination de son père à
faire le clown.

Pendant la guerre, tout deux, lui, Gaston et le père étaient résistants. La cruauté du sort va les jeter un jour au fond d’un trou, otages des nazis, condamnés à une fin certaine.

Pour Gaston, joyeux boute-en-train, et habituellement d’humeur égale, ce souvenir reste difficile à évoquer ; au fil de son récit, son cauchemar le rattrape, il revit pleinement cette épopée malheureuse et nous entraîne inéluctablement avec lui dans sa prison, dans son tombeau à ciel ouvert. La situation semble désespérée et pourtant… Esseulé dans le marasme de la guerre, le soldat allemand, gardien des prisonniers va tenter de leur redonner un peu d’espoir, un peu d’humanité avec comme seule arme, l’humour, la dérision pour combattre l’absurdité de la guerre.

Effroyables jardins est une pièce bouleversante d’humanité où la dérision est aux prises avec la tragédie, le rire avec l’émotion. »`

Une fois n’est pas coutume, cette pièce, de la compagnie Annabé, n’a pas été créée aux Sauvages, mais à Villefranche-sur-Saône en novembre dernier. Depuis elle a déjà beaucoup voyagé des bords de Saône en passant par Lyon, l’Auvergne et la Bourgogne. C’est un spectacle qui revient donc rodé, sur ses terres.

 

Représentations à la salle des fêtes des Sauvages, le vendredi 18, le samedi 19 février à 20 h 30 et le dimanche 20 février à 15 heures. Mise en scène : Irène Rivière, jeu : Philippe Laurent. Prix des places : plein tarif 12 €, tarif réduit 8 €. Rens. tél. 04 74 89 56 88.




MatOz
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

L'Essor Rhône Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhônes

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide