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Litécox danse en Iran

le - - Culture et loisirs

Litécox danse en Iran
Daniel Brignon - Le crayon et la gomme face au mur de la boîte qui les enferme

La compagnie stéphanoise de danse Litécox s'est envolée pour l'Iran où elle crée ce mois de décembre son nouveau spectacle Au-delà des mots, une coproduction avec la compagnie iranienne Zendegi theater company élaborée dans la Loire cet été.

Les deux compagnies ont fait connaissance en octobre 2014 au festival de Bursa en Turquie. Daisy Fel, chorégraphe de Litécox, et Jafar Mahyari, metteur en scène de Zendegi theater company se sont promis d’élaborer un projet commun, mis en œuvre cet été au cours d’une résidence à La ferme, site de résidence d’artistes de la CoPler à Neulise, poursuivi ce mois de décembre en Iran précédant la création au festival d'Hamedan. Au-delà des mots sera donné en février à Téhéran avant d’arriver en mars prochain au théâtre le Verso à Saint-Étienne puis en tournée dans la région Auvergne-Rhône-Alpes en automne.

Ce nouveau spectacle coécrit aborde de façon métaphorique la question de la liberté d’expression et de l’enfermement, des relations homme-femme, de la pensée unique, plus philosophiquement de l’universalité des émotions.

Dans Au-delà des mots il y a des mots, prononcés sur une bande son en anglais, farsi et français, sur la musique du santour entre autres. Au-delà des mots, c’est en réalité le corps qui parle dans une chorégraphie mise au point par les deux directeurs artistiques. Une chorégraphie expressive et sans paroles entre principalement deux personnages incarnés par un comédien iranien et une danseuse de Litécox. Ils interprètent l’histoire d’un crayon et d’une gomme dans une boîte de crayons dont ils vont tenter de s’échapper…

L’histoire raconte aussi leurs relations d’évitement, d’affrontement, de soumission, de séduction, dans un ballet rythmé, soumis à la règle de rigueur en Iran de ne pas se toucher. La contrainte amène une profondeur intéressante par un jeu d’approche et de frôlements plus suggestifs que le contact lui-même. Autre contrainte du contexte iranien : être parfaitement couvert, pour la femme au moins, une règle qui sera appliqué aussi à L‘homme dans cette confrontation de cultures.

Une belle expérience de rencontre à découvrir en mars à Saint-Étienne.

Daniel Brignon




Daniel BRIGNON
Journaliste

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