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Obione alimente la croissance

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Obione alimente la croissance
Vaches laitières et allaitantes, veaux, brebis et chèvres : les produits nutritionnels d'Obione couvrent tous les types de ruminants

Obione est une start-up pas comme les autres.

Atypique par son objet et son histoire. La PME de Charentay (Beaujolais) conçoit des solutions liées au confort et à l’alimentation des ruminants. L’entreprise s’adresse aux vétérinaires et aux éleveurs, à qui elle propose des formations sur les pratiques d’élevage, des appuis terrains pour optimiser la performance des troupeaux et des aliments complémentaires (bolus, granulés, liquides, poudres, gels, comprimés).
« Nous intervenons avant la maladie. Notre métier, c’est de prévenir les problèmes, en jouant sur l’alimentation, l’environnement et le stress des animaux, explique Lionel Reisdorffer, président d’Obione et vétérinaire, par ailleurs ancien de VetAgro Sup. Ces thèmes sont très peu abordés en école vétérinaire et au cours de la formation des éleveurs. On constate donc de mauvais réflexes, comme le confinement des animaux en hiver, alors qu’ils sont résistants au froid ».
Obione surfe également sur la lutte contre l’antibiorésistance. Le plan Ecoantibio 2017 du ministère de l’Agriculture prévoit ainsi de réduire de 25 % l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire d’ici cinq ans. Or, « la seule amélioration du confort des animaux permettrait d’atteindre cette objectif », selon Lionel Reisdorffer, qui explique que la lutte contre l’antibiorésistance chez l’animal est le premier pas pour lutter contre l’antibiorésistance chez l’homme.
Ainsi, avant de proposer ses compléments alimentaires, la start-up réalise toujours un audit de l’exploitation et de l’environnement direct des animaux, notamment le bâtiment qui les abrite. Outre ses six commerciaux sur le terrain, Obione peut compter sur les vétérinaires pour la prescription, et même sur certains éleveurs, « engagés dans une démarche assurantielle vis-à-vis de leur troupeau ».
Ensuite, l’entreprise commercialise ses produits nutritionnels, conçus en interne, mais dont la fabrication est sous-traitée. « Il faut des usines spécialisées pour produire ce genre d’aliments », justifie le dirigeant, qui se consacre à la R&D. Un important travail de veille scientifique et technique, notamment en ce qui concerne les publications scientifiques, est à la base des recherches d’Obione, qui met six à huit mois pour développer un produit nutritionnel. Parfois plus. « C’est une recherche qui coûte assez cher et rendue compliquée par une réglementation européenne de plus en plus drastique, explique Lionel Reisdorffer. Mais nous sommes accompagnés par Oséo sur certaines innovations et sur l’export, avec la Coface ».
Obione, qui travaille déjà en Belgique et en Pologne, a mis l’année 2012 a profit pour nouer des contacts à l’international. Lionel Reisdorffer espère donc que 2013 sera donc un exercice de concrétisation. Parmi les pays cibles : le Maroc, l’Algérie, le Danemark, l’Italie, l’Espagne et l’Irlande. « Le marché français ne sera pas suffisant dans les années à venir, justifie le président d’Obione, qui s’inquiète pour certains éleveurs, notamment face à la libéralisation totale du marché du lait en Europe en 2015. Beaucoup d’exploitations agricoles françaises sont restées très traditionnelles. Pourtant, certains éleveurs en ont fait une activité rentable ».
Créée en 2008 par Lionel Reisdorffer et deux associés, Obione emploie aujourd’hui 13 personnes et devrait recruter un vétérinaire, ainsi que deux à trois commerciaux supplémentaires en 2013. L’entreprise s’apprête à boucler son exercice 2012 sur un chiffre d’affaires de 2,2 M€, en croissance de 15 %, soit la progression moyenne depuis la création.

F.Z.


Un déménagement dans l’année

Installé au pied du Mont Brouilly, au milieu des vignes du Beaujolais, le siège social ressemble plus à une maison qu’à une entreprise. Et les 13 salariés de la PME de Charentay commencent à être un peu à l’étroit. Sans compter l’arrivée de trois ou quatre personnes supplémentaires en 2013. Obione va donc devoir quitter sa demeure. La société, qui sous-traite sa logistique, souhaite profiter de son déménagement pour regrouper ses activités. La nouvelle zone d’activités Lybertec (163 ha), située sur les communes de Saint-Georges-de-Reneins, Charentay et Belleville-sur-Saône, pourrait accueillir Obione, la commercialisation devant débuter cette année. « Sur Lybertec ou pas, nous saurons, à l’automne 2013, où nous serons en 2014 », assure Lionel Reisdorffer, qui veut faire construire.




MatOz
Journaliste

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