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Onze contre un : A la limite du hors jeu

le - - Culture et loisirs

Silvano Masoero a fait des bêtises dans sa jeunesse.

Des bêtises qui lui ont valu de passer quelques années en prison. C’est du passé. Il a payé sa dette à la société, comme le veut l’expression. Et il n’aspire depuis des années qu’à une chose : mener sa vie tranquillement en se contentant de sa place de magasinier dans un petit club de série B, la 2e division de foot italienne. Mais les années ont passé et il est seul aujourd’hui depuis la mort de son épouse. Quant à son fils unique, c’est peu dire qu’il n’a pas été un père exemplaire, et totalement absent. Les deux ont du mal à se comprendre. Surtout que Roberto est devenu l’étoile montante de l’équipe de foot locale. L’un est porté au pinacle, roule dans de belles voitures, plait aux femmes. L’autre est humble, solitaire, cherche à se faire oublier.

Et pourtant. Nous sommes à la veille d’un match qui pourrait changer le cours de la vie de Roberto. Une dernière victoire, et le petit club gagnera le droit d’évoluer en série A. Toute la ville attend l’événement. Et pourtant. Silvano surprend son fils avec des membres de la Mafia. Du genre à faire des affaires dans le sport, en ayant la certitude de connaître le résultat avant de parier. A condition bien sûr d’avoir convaincu les bonnes personnes de lever le pied. Silvano tente de ramener à la raison son fils, lui qui a souffert d’être mis au ban des accusés. Il va s’y employer, sans savoir qui d’autre fait partie de cet arrangement « entre amis ». Tout se corse quand l’entraineur à qui il veut dévoiler l’histoire décède sous ses yeux d’une crise cardiaque.

Acteur, parolier de chansons, Giorgio Faletti s’est tourné vers l’écriture en 2002 avec un roman noir : Je tue. Onze contre un est son dernier roman. Vif et ironique, il nous fait pénétrer dans un monde où le foot représente un échappatoire, mais dont les valeurs de sportivité sont parfois négligés. Son héros, lui, est un ancien boxeur, les deux pieds sur terre. On ne peut s’empêcher de voir en lui le boxeur de la nouvelle Pour cent dollars de plus de Jack London. Un homme frustre, mais vrai.

Mathieu Ozanam

Onze contre un, Giorgio Faletti, Robert Laffont, 180 p., 19 €.




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