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Projet de loi de finances 2013 - Le « coup de blues » du MEDEF

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Projet de loi de finances 2013 - Le « coup de blues » du MEDEF
Bernard Fontanel, président du Medef Lyon-Rhône

Le Medef Lyon-Rhône partage les priorités de réduction des déficits publics et de désendettement de la France fixées par le gouvernement.

« Mais ces objectifs ne doivent pas être atteints à n’importe quel prix et surtout pas en pénalisant l’emploi et l’investissement », prévient Bernard Fontanel qui dénonce « le choix d’équilibre dépenses / recettes du PLF 2013 ».
Le président du Medef Lyon-Rhône estime qu’« une bonne répartition de l’effort aurait dû se traduire par un effort budgétaire portant aux deux tiers sur les dépenses, à travers une véritable politique de réduction de la dépense publique, et seulement un tiers sur des recettes nouvelles ». Faire peser sur les entreprises 10 milliards d’euros de taxes supplémentaires hypothèque gravement la relance de l’économie et le retour à la croissance, selon l’organisation patronale.
« La France connaît le niveau de prélèvements sur les entreprises le plus élevé de tous les pays de la zone euro. Par rapport à 2010, l’augmentation des prélèvements obligatoires s’établit à 29,1 milliards d’euros. Une charge qui menace directement la compétitivité, l’emploi et l’investissement », souligne Bernard Fontanel.

« Les mesures annoncées sont un nouveau frein à la compétitivité »

Parmi les mesures du PLF 2013 qui impacteront le plus les entreprises, le Medef Lyon-Rhône met particulièrement l’accent sur les nouvelles règles fiscales qui vont peser sur le résultat de l’entreprise et renchérir le coût d’accès au financement des investissements : limitation de la déductibilité des intérêts d’emprunt, régime des plus-values sur titres de participation, aménagement du mécanisme de report en avant des déficits, modification du régime des acomptes d’IS.
Mais aussi sur la taxation des plus-values de cession de parts de capital de l’entreprise sur le barème de l’impôt sur le revenu, préjudiciable au développement des TPE, PME et ETI. « J’attire l’attention sur les répercussions graves de la taxation des plus-values de cession de parts de capital de l’entreprise. Cette mesure va mettre un coup d’arrêt au développement des TPE, PME et ETI en décourageant les entrepreneurs de transmettre leur entreprise. Taxer à 45 % les plus-values de cession de part de capital de l’entreprise, c’est spolier le chef d’entreprise d’une vie de travail et de prise de risques », martèle le président Fontanel *.
« Le gouvernement fait fausse route s’il pense redresser l’économie française en entravant la liberté d’entreprendre et en affaiblissant la capacité de développement des entreprises. Les mesures annoncées sont un nouveau frein à la compétitivité. Or, c’est en gagnant en compétitivité que les entreprises renoueront avec la croissance », affirme Bernard Fontanel.

* Depuis les déclarations de Bernard Fontanel au début du mois, le gouvernement a fait en partie marche arrière sur cette question. Mais le Medef Lyon-Rhône, par l’intermédiaire d’une pétition, demande toujours le retrait pur et simple de la mesure.




MatOz
Journaliste

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