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Pyramides de chaussures : le combat continue

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Pyramides de chaussures : le combat continue
(© D.R.)

Toutes les deux heures, les mines, les BASM et les restes explosifs de guerre font une victime dans le monde.

72 % d’entre elles sont des civils dont 42 % d’enfants. Dans près de 80 pays et territoires, les populations civiles continuent de vivre sous leur menace après la fin des conflits armés, comme en Irak où, dix ans après la guerre, les mines et les BASM sont une réalité quotidienne. Malgré deux traités d’interdiction, celui d’Ottawa, signé en 1997, qui interdit les mines antipersonnel et celui d’Oslo, signé en 2008, qui interdit les BASM, des belligérants ont eu recours à ces armes lors des conflits récents et en cours, comme aujourd’hui en Syrie.
Le combat contre « les armes des lâches » n’est donc pas encore gagné. L’Irak demeure l’un des pays au monde les plus touchés par les mines et les bombes à sous-munitions. Au cours des conflits qui se sont succédés, 50 millions de mines antipersonnel et antitanks ont été utilisées. Aujourd’hui, des milliers d’entres elles contaminent encore les terres irakiennes et font peser une menace permanente sur les civils privés de leurs terres et contraints de survivre parmi ces bombes à retardement.

Un climat de guerre après la guerre

20 000 victimes de mines et restes explosifs de guerre ont ainsi été recensées depuis 2001, tuées, blessées, mutilées et parfois durablement handicapées. En Syrie, le cauchemar se répète. Utilisées contre les civils, des sous-munitions ont été déversées à Alep, Alzouf, Armana, Ghouta… en 2012 et 2013. Quand le conflit aura cessé, la Syrie devra prendre en charge les survivants et dépolluer son territoire d’armes, qui, toujours actives, maintiendront un climat de guerre après la guerre.
Les Traités d’Ottawa et d’Oslo, qui interdisent la production, l’utilisation, le transfert et le stockage des mines et des BASM, permettent d’empêcher de nouveaux accidents et d’améliorer durablement la vie des communautés affectées. Pour que ces armes cessent de détruire des vies, Handicap International appelle tous les États à rejoindre sans délai ces traités et à en respecter les obligations en contribuant sans attendre à l’assistance aux victimes et à la dépollution des terres.
Depuis près de 20 ans, la mobilisation citoyenne a permis de faire progresser le droit international humanitaire. Aujourd’hui, le combat doit continuer. Le 28 septembre, dans près de 30 villes en France, le public est appelé à déposer une paire de chaussures sur la Pyramide de chaussures en signe de protestation et à signer la pétition pour faire pression sur les États afin que cesse le scandale des mines et des BASM !
A Lyon, place Bellecour, de 10 h à 20 h.




MatOz
Journaliste

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