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Toussieu : le patois francoprovençal est bien vivant

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Toussieu : le patois francoprovençal est bien vivant
Lors de la récente création de la fédération du francoprovençal

En 1873, Ascoli, linguiste italien, dessine les contours d'une aire linguistique, entre langues d'oïl et d'oc. Il nomme francoprovençal, ces patois similaires (Val d'Aoste, Piémont, Suisse romane et France).

Le francoprovençal a son histoire, sa structure et est international. Aujourd’hui, on retrouve et sauvegarde ce patrimoine. Le patois n’est pas mort, il est confidentiel. Les anciens l’emploient, des plus jeunes le comprennent.

La tâche est vaste : écrire la langue parlée, l’utiliser (théâtre…), l’initier, recueillir les témoignages, recenser les métiers anciens… Les initiatives ne manquent pas. L’université l’étudie. La fédération du francoprovençal (FFp), nouvellement créée, veut le faire reconnaître, valoriser, promouvoir et doit mutualiser les énergies, les moyens et être un interlocuteur auprès des autorités.

La région Rhône-Alpes soutient ses deux langues régionales (avec le nord-occitan) depuis 2009. L’Education nationale pourrait l’intégrer à l’enseignement. Entre pays, le francoprovençal est une passerelle pour se comprendre, communiquer. Des manifestations (rencontre internationale annuelle avec messe et défilé…) font prendre conscience que cette culture est riche et fragile. Les traditions se perdent, mais l’émotion est vive de réentendre un patois banni depuis des décennies.

« Mes petits-enfants aiment entendre parler patois et en redemandent », témoigne Michel Pontet, de l’association Los amis du dzordzes (Georges) à Amplepuis. Il y a 16 ans, Georges le sollicite pour réunir des patoisants.  De quatre volontaires, le groupe s’étoffe à 20-30 membres. On discute, on conte (une conteuse a même 92 ans), on chante, visite des maisons de retraite… L’assemblée fondatrice a réuni des groupes de Loire, Rhône, Ain, Isère, Drôme et Savoie pour se structurer.

Claire Thoinet

Une vingtaine d’associations

Le francoprovençal de notre région s’est structuré à Toussieu, à l’est de Lyon, grâce à une assemblée générale fondatrice réunissant une vingtaine d’associations locales.

Ainsi cette langue, qui bénéficiait jusqu’à présent de structures associatives en Savoie, Suisse, Val d’Aoste et Piémont va donc pouvoir établir des liens officiels dans les régions où rien de consistant n’existait jusqu’alors. La Région Rhône-Alpes a décidé dès 2009 de soutenir ses deux langues régionales (francoprovençal et nord-occitan) avec d’autres instances officielles comme de le Ministère de l’Education nationale.




Claire THOINET
Journaliste

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