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Tree of life, de Terence Malick avec Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain…

le - - Culture et loisirs

Certes voir Brad Pitt empêtré dans ses problèmes de paternité était plutôt une base pour produire un bon film et ce volet  est de loin le plus intéressant.


Certes voir Brad Pitt empêtré dans ses problèmes de paternité était plutôt une base pour produire un bon film et ce volet  est de loin le plus intéressant. Mais le reste oscille, dans la forme entre l’ambiance des magasins Nature et découverte avec petits oiseaux et musique zen, et la grandiloquence creuse bourrée de grande musique.  On est en va et vient permanent entre un décor mental et sociologique des années 50 aux USA et une allégorie des anges où les hommes et les femmes sont en aube blanche comme dans une « secte d’allumés new age » ! Pourquoi passer le premier tiers du film (soit plus de 45 minutes) avec des images qu’on dirait issues d’Ushuaïa (volcans, Lac salé, déserts, océans, images de l’espace, tout y passe…) pour nous lancer sur la métaphore de la vie et de la mort, de la mise en perspective de la foi chrétienne et quelques clichés dans la veine : « On n’est que des grains de poussière dans l’univers » etc. ? Encore une fois le propos est louable mais le cinéma dans tout ça ? Aussi un grain de poussière dans le film ? L’arbre de vie dit aussi « On ne sait jamais quand le malheur va nous frapper. » C’est juste, c’est peut-être pour cela que le spectateur ressent comme un malaise dès que le jeune et excellent acteur Hunter Mc Cracken est à l’écran comme sur le sur le fil du rasoir, c’est plutôt réussi ! Mais il eut fallu ne conserver que  cette histoire du frère ainé, de ses rapports à un père obsédé par la perfection, maniaque de la réussite sociale alors qu’il est un raté lui-même. La  mise en scène très léchée aurait largement suffi à faire un bon film, à pointer le doigt sur la genèse de la société étasunienne dans les années 50-60 et des années 2000 : perte de sens, absence de valeurs, cupidité...Il n’y avait pas lieu de passer son costume de gourou, de convoquer Bach, Mozart et refaire l’odyssée de l’espèce, ni de décerner la palme d’Or à Cannes.

Eric Séveyrat





MatOz
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