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Une Safranière à Pollionnay

le - - Territoires - Vallons du Lyonnais

Une Safranière à Pollionnay
Le territoire de l'Ouest lyonnais est riche de ses paysages naturels ou façonnés par l'agriculture, de la diversité son tissu économique et de son dynamisme associatif, mais riche aussi par la créativité de ses habitants qui le font vivre, évoluer, pour l'adapter aux besoins de son époque.

L’office de tourisme qui s’emploie à valoriser tous ces atouts a organisé la visite d’une nouvelle culture implantée à Pollionnay, celle du safran chez M et Mme Gilbert Marignier.

Malgré un temps maussade, les visiteurs se sont montrés très intéressés, ont posé une foule de questions sur les motivations qui ont amené la famille à se lancer dans cette culture, les étapes de la  transformation du produit et son utilisation dans la cuisine mais aussi dans les cosmétiques, la pharmacie etc…
La visite s’est achevée par une dégustation de sirop, confitures, tout cela en musique grâce à de sympathiques stagiaires de l’Isara Lyon qui, en dehors des cours, ont toujours la guitare et l’accordéon à portée de mains.
Tout a commencé en  août 2009, avec la plantation de 15 000 bulbes de crocus sativus, puis  15 000 autres en  août 2010 et enfin 25 000 nouveaux bulbes en août 2011,  soit un total de 55 000 bulbes.  Les bulbes de crocus sativus nécessitent une terre calcaire et bien drainée mais n’a pas besoin d'arrosage. Tous les 3 à 5 ans, il faut les changer de parcelle car la terre s'appauvrit trop, et la parcelle ainsi libérée ne pourra recevoir et nourrir de nouveaux bulbes que 10 ans plus tard.
Le terrain restera donc en jachère ou sera planté d'une céréale ou tout autre culture ne générant pas d'azote, car le crocus sativus s'accommode mal de terrains azotés. La menace pour les bulbes est un champignon, ou la gourmandise des lièvres, lapins de garenne et chevreuils friands de leurs feuilles en hiver.

150 à 200 fleurs pour 1 gramme de safran

Les bulbes se multiplient de 1 à 10 maximum, il s'agit d'une végétation inversée : plantation l'été, floraison à l'automne de la même année puis développement des bulbes et oxygénation de ceux-ci par les feuilles qui restent vertes tout l'hiver et qui fanent vers avril-mai, pour laisser le bulbe en sommeil durant tout l'été.
Il faut 150 à 200 fleurs (150 à 200 pistils, un pistil est constitué de 3 filaments ou stigmates) pour obtenir 1 gramme de safran), soit 150 000 à 200 000 fleurs pour  l kg de safran.
Comme le souligne les cultivateurs «  Un bon cueilleur cueille en moyenne 1200 fleurs à l’heure et passe le double de temps à émonder (séparer le pistil de la fleur) ;  toutes les étapes de conditionnement doivent être courtes c'est un gage de qualité, moins le pistil aura trainé à la lumière et à l'air libre, meilleure en sera sa qualité ».
Les  pistils perdent 80% de leur poids au séchage. Le séchage peut se faire au déshydrateur (c'est le cas ici), au séchoir à pollen, ou au four à 40° four ouvert. Les pistils séchés sont conservés dans un  récipient hermétique, à l'abri de la lumière est ce n'est qu'au terme d'un mois et demi après récolte que la saveur du safran sera atteinte. Cette saveur sera garantie trois ans si le safran est toujours bien conservé à l'abri de l'humidité et de la lumière.




MatOz
Journaliste

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