Fermer la publicité

VMF Hydraulics fête ses 30 ans

le - - Territoires - Monts du Lyonnais

VMF Hydraulics fête ses 30 ans

Pour les 30 ans de l'entreprise VMF Hydraulics, implantée à Saint-Martin-en-Haut, vendredi 21 juillet, 240 invités partageaient une journée sous le signe de la convivialité. Salariés et leurs familles, fournisseurs, clients, amis de la première heure et quelques élus ont pris part à cette animation avec musique, jeux, simulateurs de course, le tout dans la bonne humeur. Retour sur un parcours exemplaire et rencontre avec Daniel Combe, manager et créateur de l'entreprise.

Racontez-nous votre parcours…

 

J'ai créé, à 23 ans avec seulement un CAP de mécanique en poche, VMF (Vaugneray Mécanique Fluides) qui aujourd'hui fête ses 30 ans d'existence. J'ai démarré de rien, sans argent. Mes amis et ma famille m'ont aidé pour constituer un petit capital et pouvoir acheter ma première machine. Mon idée de départ, et qui a suivi tout mon parcours encore aujourd'hui, était de fabriquer des blocs  de distribution pour des vérins hydrauliques. Tous les domaines sont concernés : les presses, l'industrie, le pliage, la construction maritime. Nous avons travaillé pour Tchernobyl, nos blocs ont servi pour la mise en place du sarcophage, le freinage de la grande roue de Las Vegas. Et puis de nombreuses applications ; nous nous adaptons à la demande particulière de  la clientèle.

 

Pourquoi le nom de Vaugneray dans VMF ?

 

Et bien tout simplement, parce que je suis originaire de Vaugneray. J'ai commencé mon aventure dans la zone artisanale de Vaugneray en 1987, d'abord chez Michel Ponchon qui m'a accueilli. J'ai ensuite acheté une parcelle de 2 000 m² et construit un atelier de 600 m². Très rapidement, compte tenu de l'évolution, la place a manqué et je n'avais pas de possibilité de l'agrandir. Alors comme 80 % de mon personnel venait des Monts du Lyonnais, j'ai cherché à me rapprocher d'eux. De plus, on m'avait annoncé que les voiries allaient s'améliorer, ce qui a été le cas avec les travaux importants sur la route de Lyon. Ainsi, j'ai construit un atelier relais aux plaines à Saint-Martin-en-Haut en 1997 ou nous sommes encore installés.

 

Comment avez-vous pu devenir leader européen de la spécialité ?

 

C'est très compliqué de le devenir et surtout de le rester. La concurrence est très rude. Je suis toujours là mais l'entreprise a été revendue 3 fois au long de sa carrière. Pour évoluer et financer, c'était indispensable. Les affaires sont très difficiles. Aujourd'hui c'est la mondialisation et c'est comme cela. Il faut perpétuellement se remettre en cause. Mais c'est aussi passionnant. J'ai eu jusqu'à 50 employés, mais doit affronter la concurrence de pays comme la Turquie ou la main d'œuvre est à faible coût. Nous livrons dans 17 pays européens.

 

Et l'avenir dans tout cela ?

 

Il faut être très positif. La France a beaucoup d'atouts. Elle est reconnue pour sa qualité de fabrication. L'industrie a encore de l'avenir, même s'il est impitoyable,  il faut se battre. Pour exister, il faut être très bon. Nous avons la chance ici d'avoir une grande qualité des hommes. De gros investissements sont prévus avec un gros centre d'usinage. Les années difficiles de la crise financière sont derrière nous et je donne rendez-vous pour les 40 ans de VMF.



Du même sujet


L'Essor

Hebdomadaire d’informations locales et régionales

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Abonnement au journal l'Essor› Abonnez-vous ‹

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide